FNB
Le FNB, ou fonds négocié en bourse, réplique un indice pour des frais réduits. Fonctionnement, écart de coût et fiscalité applicable en France.
Le FNB, ou fonds négocié en bourse, réplique un indice pour des frais réduits. Fonctionnement, écart de coût et fiscalité applicable en France.

Le FNB, ou fonds négocié en bourse, désigne un fonds indiciel dont les parts s'échangent en continu sur un marché réglementé, à la manière d'une action. Le terme est la traduction française de l'anglais exchange traded fund (ETF), également appelé tracker. Son objet n'est pas de battre le marché mais de répliquer un indice le plus fidèlement possible, à la hausse comme à la baisse, pour un coût très inférieur à celui d'une gestion active.
Deux techniques de réplication coexistent. La réplication physique consiste à détenir réellement les titres composant l'indice, dans les mêmes proportions. La réplication synthétique repose sur un contrat d'échange conclu avec une banque, qui livre la performance de l'indice en contrepartie de celle d'un panier de titres. Ce second montage permet d'exposer un plan d'épargne en actions à des marchés étrangers normalement inéligibles.
Le mode de négociation distingue ensuite nettement le FNB d'un fonds classique. Là où un organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) traditionnel se souscrit une fois par jour à sa valeur liquidative, le FNB se traite tout au long de la séance, à un cours affiché en permanence par un teneur de marché. Le traitement des revenus dessine enfin deux familles : l'ETF capitalisant réinvestit automatiquement les dividendes, tandis que l'ETF distribuant les verse sur le compte du porteur.
D'après l'observatoire de l'épargne de l'Autorité des marchés financiers (AMF), les FNB actions affichaient 0.33% de frais courants annuels en 2025, contre 1.37% de frais totaux pour les fonds actions gérés activement.
Prenons 100 000 € placés pendant dix ans sur un marché qui progresse de 6% par an avant frais.
Ce calcul suppose une réplication parfaite. En pratique, un écart de suivi (tracking error) subsiste, lié aux frais, à la fiscalité des dividendes étrangers et aux ajustements de portefeuille. S'y ajoutent les frais de courtage prélevés à chaque ordre, qui pénalisent les achats fractionnés en très petits montants.
Oui. FNB est le terme francophone officiel, largement employé au Canada, quand la place française privilégie ETF ou tracker. Les trois mots recouvrent le même véhicule : un fonds indiciel coté.
Sur un compte-titres ordinaire, les gains relèvent du prélèvement forfaitaire unique, soit 31.4% en 2026, prélèvements sociaux compris. Logé dans un PEA de plus de cinq ans, le gain échappe en revanche à l'impôt sur le revenu et ne supporte que les prélèvements sociaux, à 18.6%.
Les actifs sont conservés par un dépositaire distinct de la société de gestion, ce qui protège le porteur en cas de défaillance de cette dernière. Le risque réel porte sur la baisse de l'indice répliqué et, en réplication synthétique, sur la contrepartie du contrat d'échange.
Une part cote souvent quelques dizaines d'euros, ce qui rend le format accessible. La contrainte tient plutôt aux frais fixes de courtage : en dessous de quelques centaines d'euros par ordre, leur poids relatif efface une partie de l'avantage de coût.
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