Estimez vos gains sur compte-titres avec notre simulateur
Combien rapporte réellement un placement en compte-titres, une fois l'impôt déduit ? Notre simulateur estime votre capital net selon le rendement, les versements et la fiscalité retenue.

Projeter la performance d'un placement en Bourse suppose d'anticiper trois inconnues : le rendement, les versements et l'impôt. Le simulateur de compte-titres réunit ces variables pour estimer le capital net disponible au terme, une fois la fiscalité déduite. L'outil permet de mesurer l'effet du temps et des prélèvements sur un compte-titres ordinaire (CTO).
À la différence d'une enveloppe capitalisante, le CTO ne diffère pas l'imposition des gains : les dividendes sont taxés chaque année et la plus-value est taxée à la revente. Vous trouverez le détail de cette fiscalité dans les résultats du simulateur.
À quoi sert le simulateur de compte-titres ?
L'outil convertit une hypothèse de rendement en trajectoire de capital sur la durée choisie. Il additionne le capital initial, les versements programmés et les gains, puis retranche l'impôt pour afficher le capital final net et le gain net. Deux courbes accompagnent le résultat : un scénario lissé et un scénario intégrant la volatilité des marchés, pour plus de réalisme.
La finalité est pédagogique, pas prédictive. Le simulateur ne remplace ni un bilan patrimonial ni l'analyse d'un professionnel : les résultats reposent sur des hypothèses fixées par l'utilisateur, dont la première est un rendement futur par nature incertain.
Comment utiliser l'outil ?
Les données à renseigner
Sept paramètres déterminent la projection. Chacun agit directement sur le capital final :
- Capital initial : le montant déjà investi au départ, base de la capitalisation.
- Versement et périodicité : un montant récurrent, mensuel, trimestriel ou annuel, ajouté au portefeuille.
- Durée du placement : l'horizon en années, sur lequel joue l'effet des intérêts composés.
- Rendement annuel visé : la performance moyenne espérée, hors impôt.
- Volatilité annuelle : l'amplitude des variations de marché autour de ce rendement.
- Type de supports : titres capitalisants ou distribuants, un choix aux conséquences fiscales distinctes.
- Fiscalité : flat tax par défaut, ou barème de l'impôt sur le revenu selon votre taux marginal.
Les valeurs affichées à l'ouverture ne sont que des repères : un rendement de 5% et une volatilité de 7.5% correspondent à un portefeuille diversifié à dominante actions. Ces hypothèses doivent être adaptées à votre allocation réelle.
Lire les résultats et le graphique
Le bloc de résultats décompose la projection ligne à ligne. Le capital versé rappelle l'effort d'épargne cumulé. La plus-value brute mesure les gains avant tout impôt. Viennent ensuite les impôts sur dividendes (uniquement pour des supports distribuants) et les impôts de cession, avant d'aboutir au capital final net et au gain net.
Le graphique superpose deux trajectoires. La courbe en pointillé décrit un rendement constant, soit une hypothèse irréaliste pour une enveloppe boursière comme le compte-titres. La courbe pleine intègre la volatilité : elle illustre qu'un même rendement moyen peut aboutir à des résultats sensiblement différents selon la séquence des performances annuelles.
Les hypothèses retenues pour la projection
Rendement visé et effet de la volatilité
Le scénario lissé applique chaque année le rendement net constant au capital, versements compris. C'est une vision théorique, utile pour isoler l'effet de la capitalisation. Le scénario volatil, lui, tire chaque année une performance aléatoire centrée sur le rendement visé, dans une bande d'amplitude égale à la volatilité saisie.
Cette seconde courbe n'est pas une prévision : elle rappelle que les marchés progressent rarement en ligne droite. Une volatilité élevée creuse l'écart entre les deux trajectoires, sans modifier la logique d'ensemble.
Capitalisation des versements programmés
Les versements sont réinjectés chaque année dans le portefeuille, puis capitalisés au rendement retenu. Plus l'horizon est long, plus leur contribution s'apprécie : un versement effectué tôt travaille davantage qu'un versement tardif. Le simulateur additionne cet apport régulier au capital initial pour construire la base imposable finale.
La fiscalité intégrée à la simulation
Le compte-titres est imposé à deux moments distincts : sur les revenus distribués chaque année, puis sur la plus-value lors de la revente. Le simulateur modélise ces deux frottements, dont l'ampleur dépend du régime fiscal choisi.
Flat tax à 31.4% ou barème de l'impôt sur le revenu
Par défaut, les gains d'un compte-titres relèvent du prélèvement forfaitaire unique (PFU), la « flat tax ». Depuis la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, les prélèvements sociaux (PS) applicables aux placements financiers sont passés à 18.6%. Ajoutés à la part d'impôt sur le revenu de 12.8%, ils portent la flat tax à 31.4% sur les dividendes et les plus-values mobilières.
Depuis 2026, la flat tax sur les revenus de valeurs mobilières atteint 31.4% : 12.8% d'impôt sur le revenu et 18.6% de prélèvements sociaux, contre 17.2% auparavant.
L'alternative est l'option pour le barème progressif. Le simulateur l'applique en additionnant votre taux marginal d'imposition (TMI) (0, 11, 30, 41 ou 45%) aux 18.6% de prélèvements sociaux. Cette option n'est avantageuse que pour les foyers faiblement imposés : à partir d'un TMI de 30%, la flat tax reste généralement plus favorable.
Supports capitalisants ou distribuants
Le choix des supports change la mécanique fiscale. Les titres capitalisants, comme la plupart des exchange traded funds (ETF), ne versent aucun revenu : les produits sont réinvestis automatiquement et l'imposition est reportée à la cession. Aucun impôt annuel ne vient rogner la capitalisation.
Les titres distribuants versent des dividendes ou des coupons, imposés l'année de leur perception. Le simulateur retient une distribution d'environ 2% par an, taxée au régime choisi, le solde net étant réinvesti. Ce frottement annuel réduit mécaniquement la performance composée par rapport à une stratégie capitalisante. Le choix des supports pèse donc autant que le rendement visé sur le résultat net. Un portefeuille bâti autour d'ETF capitalisants optimise ce report d'imposition.
L'imposition de la plus-value à la cession
Au terme, le simulateur suppose une cession totale des titres. La plus-value imposable correspond à la différence entre la valeur de revente et le prix de revient (versements et distributions nettes réinvesties). Elle est taxée au même taux que celui retenu pour la fiscalité : 31.4% en flat tax, ou TMI majoré des prélèvements sociaux au barème. Le capital final net s'obtient après déduction de cet impôt de cession.
Comment interpréter les résultats estimés ?
À rendement égal, le type d'enveloppe détermine une part significative du gain net. Le compte-titres se distingue par sa souplesse totale : aucun plafond de versement, accès à quasiment toutes les classes d'actifs (actions internationales, obligations, ETF, produits structurés, private equity, SCPI...), retraits libres à tout moment. Cette liberté a pour contrepartie une fiscalité pleine, sans les abattements de durée d'autres enveloppes.
Compte-titres, PEA ou assurance vie : que choisir ?
Le plan d'épargne en actions (PEA) et l'assurance vie offrent un cadre fiscal plus doux, au prix de contraintes. Le PEA exonère les gains d'impôt sur le revenu après cinq ans, mais plafonne les versements et limite l'univers aux titres européens. L'assurance vie ouvre un abattement annuel après huit ans, avec des prélèvements sociaux maintenus à 17.2%.
Le compte-titres devient pertinent lorsque le PEA est saturé, que l'allocation vise des actifs hors zone euro, ou que la liquidité immédiate prime sur l'optimisation fiscale. Le simulateur permet de chiffrer ce que coûte, en euros, cette absence d'avantage fiscal.
Les limites du simulateur de CTO
Une fiscalité volontairement simplifiée
Le calcul retient une fiscalité épurée pour rester lisible, au prix de plusieurs approximations :
- la flat tax est appliquée globalement, sans distinguer les cas particuliers de certains revenus.
- l'abattement de 40% sur les dividendes au barème est pris en compte, mais la CSG déductible (6.8%) ne l'est pas.
- les abattements pour durée de détention, réservés aux titres acquis avant 2018 et imposés au barème, sont ignorés.
- l'imputation et le report des moins-values, qui réduisent l'impôt en cas de cessions perdantes, ne sont pas modélisés.
L'outil donne donc un ordre de grandeur fiable, mais un calcul fiscal précis exige l'examen de votre situation réelle.
Des paramètres de marché théoriques
Le simulateur repose aussi sur des hypothèses de marché lissées, à ne pas confondre avec une prévision :
- le rendement et la volatilité sont des moyennes saisies par l'utilisateur, pas des données constatées. Le CTO accueille généralement des placements très variés, chacun avec sa performance et sa volatilité propres.
- les frais de courtage, droits de garde et frais de gestion sont exclus du calcul.
- le capital final net suppose une cession totale au terme, à un instant unique. En réalité, les retraits peuvent être réalisés au fil de l'eau.
Le compte-titres présente un risque de perte en capital : ni le capital ni le rendement ne sont garantis. Une projection favorable ne préjuge en rien des performances réelles.
Questions fréquentes sur le simulateur de compte-titres
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- Sur un compte-titres, l'impôt s'invite deux fois : chaque année sur les dividendes, puis à la cession sur la plus-value. Privilégier des supports capitalisants neutralise le premier frottement.
- La flat tax à 31.4% reste le régime le plus simple et souvent le plus favorable ; l'option barème ne se justifie qu'en dessous d'un TMI de 30%.
- Le compte-titres se paie sa souplesse par une fiscalité pleine : il complète un PEA saturé ou une allocation internationale plus qu'il ne les remplace.
- Un résultat de simulation est une fourchette de travail, pas une garantie. Frais réels, séquence de marché et évolution fiscale peuvent en écarter l'issue.
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Non. Le calcul est réalisé hors frais de courtage, droits de garde et frais de gestion. Ces coûts, variables selon l'intermédiaire, réduisent la performance nette réelle. Il convient de les estimer séparément, surtout pour une stratégie à versements fréquents.
Tout dépend de votre taux marginal d'imposition (TMI). En dessous de 30%, le barème avec l'abattement de 40% sur dividendes peut être plus favorable. À partir d'un TMI de 30%, la flat tax à 31.4% l'emporte généralement. Le simulateur permet de comparer les deux hypothèses en quelques secondes.
Non. Les projections reposent sur un rendement et une volatilité hypothétiques. Le compte-titres comporte un risque de perte en capital : les performances passées ou simulées ne préjugent pas des performances futures.
Le PEA offre une fiscalité plus douce après cinq ans, mais plafonne les versements à 150 000 € et se limite aux titres européens. Le compte-titres, sans plafond ni restriction d'univers, prend le relais pour une allocation internationale ou après saturation du PEA.
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