Simulateur de plan d'épargne retraite (PER)

Estimez en quelques secondes l'économie d'impôt et le capital retraite de votre PER. Ce simulateur projette votre épargne selon votre tranche d'imposition, vos versements et votre horizon, puis la page décrypte les plafonds 2026, la fiscalité de sortie et les limites du calcul.

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Simuler votre PER en quelques secondes

L'outil ci-dessous estime le capital disponible à 64 ans à partir de votre situation. Renseignez votre âge, votre statut (salarié, indépendant, sans profession), un versement initial, un versement annuel, un rendement visé et une volatilité de marché. Deux champs fiscaux complètent la saisie : votre taux marginal d'imposition (TMI) aujourd'hui et celui anticipé à la retraite. En retour, la projection affiche le capital versé, l'économie d'impôt, les intérêts générés, puis le capital net après impôt de sortie.

Simulateur de Plan d'Épargne Retraite (PER)

€/an
Résultats à 64 ans³
Capital versé
Économie d'impôt réinjectée
Intérêts générés
Capital final brut
Impôts à la sortie
Capital final net
Soit un gain net de :

¹ TMI : taux marginal d'imposition. Détails du calcul ci-dessous. ² Au-delà d'un certain montant, la part des versements déductible est plafonnée. ³ Simulateur indicatif, ne constitue pas un conseil financier. Les résultats reposent sur des hypothèses estimées et simplifiées. Sortie en capital, fiscalité 2026. Hors frais sur versement et de gestion. ⁴ Plus-values au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ; versements et économie réinjectée soumis à l'impôt sur le revenu (TMI retraite).

Comment fonctionne le simulateur de PER ?

Le simulateur enchaîne trois calculs : l'économie d'impôt générée chaque année par la déduction, la capitalisation des versements augmentés de cette économie, puis la fiscalité de sortie appliquée au capital atteint. Comprendre chaque variable évite de surinterpréter un résultat non contractuel.

Les paramètres à renseigner

Neuf champs structurent la simulation :

  • Âge actuel : il fixe la durée de capitalisation, l'horizon étant calé sur un départ à 64 ans.
  • Statut : salarié, indépendant ou sans profession, ce qui change le mode de calcul du plafond de déduction.
  • Versement initial : la somme placée à l'ouverture.
  • Versement annuel : l'effort d'épargne régulier qui alimente le plan chaque année.
  • Rendement visé : une hypothèse de performance annuelle, réglable de 0% à 15%.
  • Volatilité des marchés : l'amplitude des variations annuelles, qui simule un parcours de marché réaliste plutôt qu'une courbe lisse.
  • TMI actuel : le taux d'imposition d'entrée — 0%, 11%, 30%, 41% ou 45% — selon votre niveau de revenus actuel.
  • TMI à la retraite : le taux d'imposition de sortie, généralement plus faible qu'en phase d'activité (la pension de retraite est un pourcentage du revenu annuel moyen).
  • Revenus d'activité (optionnel) : ils servent à plafonner la part des versements réellement déductible.

Le couple rendement / volatilité pilote l'amplitude de la projection. La paire TMI entrée / TMI sortie pilote, elle, tout l'intérêt fiscal du dispositif.

Vous ne connaissez pas votre TMI ? Estimez-le en 3 clics grâce à notre calculateur instantané.

Comment lire le résultat ?

La projection se décompose en plusieurs lignes complémentaires. Le capital versé additionne le versement initial et l'ensemble des versements annuels : l'argent réellement sorti de votre poche. L'économie d'impôt réinjectée correspond à la réduction d'impôt obtenue grâce à la déduction, supposée replacée dans le plan. Les intérêts générés mesurent la performance produite par la capitalisation.

Viennent ensuite les trois lignes de synthèse. Le capital final brut réunit versements, économie réinjectée et intérêts. Les impôts à la sortie retranchent la fiscalité due lors du retrait. Le capital final net affiche la somme réellement disponible, et le gain net la différence avec le seul effort d'épargne. C'est ce gain net, et non le capital brut, qui mesure la rentabilité réelle du PER.

Limites du simulateur

La projection éclaire une tendance, elle ne décrit pas une réalité garantie. Plusieurs éléments ne sont volontairement pas intégrés, et chacun peut déplacer le résultat.

  • Le report du plafond de déduction sur 5 ans n'est pas pris en compte. Le simulateur applique le seul plafond de l'année en cours. Or la fraction de plafond non utilisée est reportable sur les 5 années suivantes (contre 3 auparavant) et mutualisable entre conjoints.
  • L'âge de départ est figé à 64 ans. L'outil cale l'horizon sur l'âge légal, alors que l'âge réel de liquidation varie : départ anticipé (carrière longue, invalidité), retraite progressive ou poursuite d'activité au-delà de 64 ans. Chaque année de capitalisation en plus ou en moins modifie sensiblement le capital final.
  • La déductibilité est supposée acquise, alors qu'elle est optionnelle. Déduire ses versements n'a d'intérêt que pour un contribuable suffisamment imposé, en pratique à partir d'une TMI de 30%. Le souscripteur peut renoncer à la déduction : il perd l'avantage d'entrée mais allège fortement la fiscalité de sortie. Le simulateur retient systématiquement le scénario déductible.
  • L'économie d'impôt est supposée réinjectée dans le PER. C'est une hypothèse de travail, retenue ici parce qu'elle est financièrement intéressante : replacer chaque année le gain fiscal fait travailler l'avantage d'État dans la durée. Dans les faits, cette économie peut tout aussi bien être consommée ou placée ailleurs. Si elle n'est pas réinjectée, le capital final est plus faible, mais le pouvoir d'achat immédiat est préservé.
  • Les frais sont exclus. La projection ignore les frais sur versement et les frais de gestion annuels : le capital affiché est donc brut de frais, supérieur au montant réellement constitué.
  • La volatilité est tirée aléatoirement. Le simulateur intègre un aléa de marché pour figurer un parcours réaliste. Conséquence : le capital affiché varie d'un calcul à l'autre pour des paramètres identiques. Il s'agit d'un scénario possible, jamais d'une valeur certaine.
  • Seule la sortie en capital est modélisée. La sortie en rente viagère, soumise à une autre fiscalité (abattement de 10%, puis imposition partielle), n'est pas simulée.
  • La TMI de sortie est une estimation. Les revenus futurs et le barème de l'impôt peuvent évoluer d'ici la retraite, tout comme les taux de prélèvements. Les plus-values sont par ailleurs supposées taxées au prélèvement forfaitaire, alors que l'option au barème progressif est parfois plus favorable.
  • Un PER peut être bancaire ou assurantiel : notre simulateur se focalise sur la version assurantielle (hors compte-titres donc).

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Qu'est-ce que le plan d'épargne retraite (PER) ?

Le PER est une enveloppe d'épargne de long terme dédiée à la retraite, dont les sommes restent en principe bloquées jusqu'à la liquidation des droits, sauf cas de déblocage anticipé (achat de la résidence principale, accidents de la vie).

Trois traits suffisent à le situer pour une simulation. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d'un plafond. L'épargne est investie sur les mêmes supports qu'une assurance vie (fonds euros et unités de compte - UC), ce qui détermine le rendement. À la retraite, le capital se récupère en capital, en rente, ou les deux. Cet outil relève de la retraite par capitalisation, en complément des régimes obligatoires.

L'économie d'impôt à l'entrée, moteur du PER

L'atout central du PER se joue à l'entrée. Chaque versement volontaire vient réduire le revenu imposable, et l'économie d'impôt obtenue dépend directement de la tranche marginale. Un versement de 5 000 € allège l'impôt de 1 500 € pour une TMI de 30%, mais de 2 250 € pour une TMI de 45%. Plus la tranche est élevée, plus l'avantage d'entrée est fort.

Cet avantage est plafonné. Pour un salarié, la déduction est limitée à 10% des revenus professionnels, dans la limite de 37 680 € pour les versements de 2026 (10% de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) 2025, soit huit fois 47 100 €), avec un plancher de 4 710 € pour les revenus modestes ou nuls. Le plafond d'une année se calcule sur le PASS de l'année précédente : les montants indexés sur le PASS 2026 (38 448 € de plafond, 4 806 € de plancher) s'appliqueront donc aux versements de 2027. Un travailleur non salarié (TNS) bénéficie, lui, d'un plafond nettement renforcé, grâce à une majoration sur la fraction de bénéfice supérieure au PASS. Les détails de calcul figurent sur le portail de l'administration fiscale.

Le plafond de déduction non utilisé une année n'est pas perdu : depuis la loi de finances 2026, il se reporte sur les 5 années suivantes, et se mutualise entre conjoints mariés ou pacsés.

Ce report change la lecture d'une simulation. Une année de versement exceptionnel, après la vente d'un bien ou le versement d'une prime, peut absorber un plafond cumulé bien supérieur au plafond annuel, et donc générer une économie d'impôt nettement plus élevée que celle affichée par défaut. Le simulateur, lui, raisonne année par année.

Exemple chiffré : combien rapporte un PER en 2026 ?

Prenons un cas type : 40 ans, un capital initial de 10 000 €, des versements de 2 400 € par an (200 € par mois) jusqu'à 64 ans, un rendement de 4%, une TMI de 30% aujourd'hui et de 11% à la retraite. Sur 24 ans, l'effort d'épargne total atteint 67 600 €.

La déduction des versements génère, cumulée et réinjectée, une économie d'impôt d'environ 20 300 €. Capitalisés à 4%, versements et économie produisent de l'ordre de 67 000 € d'intérêts. Le capital brut avoisine alors 155 000 €. À la sortie en capital, les versements et l'économie réinjectée sont imposés au barème (TMI de 11%) et les plus-values au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31.4%, soit environ 30 700 € d'impôt. Le capital net ressort autour de 124 000 €, pour un gain net proche de 56 600 €.

L'essentiel se loge dans l'écart de tranche. Avec une TMI qui passe de 30% à l'entrée à 11% à la sortie, le PER capture un différentiel de 19 points sur les versements déduits. Si la tranche de sortie était identique à celle d'entrée, l'avantage sur les versements serait quasiment neutralisé : seuls subsisteraient la capitalisation de l'économie réinjectée et le report d'imposition. La volatilité de marché ajoute enfin une fourchette autour de ces chiffres : chaque simulation tire un parcours différent, à la hausse comme à la baisse.

Rendement et hypothèses de marché en 2026

Le rendement saisi n'a de sens que rapporté aux supports réellement détenus dans le plan. Un PER prudent, dominé par le fonds euros, sert un rendement modéré, autour de 2% à 3% selon les contrats. Un profil exposé aux unités de compte vise davantage, sans aucune garantie en capital. Le tableau ci-dessous donne des ordres de grandeur indicatifs pour caler une hypothèse crédible.

Profil de gestion Rendement annuel visé (indicatif) Volatilité Garantie en capital
Prudent (fonds euros dominant) 2% à 3% Faible Oui (fonds euros)
Équilibré (mixte euros / UC) 3% à 5% Moyenne Partielle
Dynamique (unités de compte) 5% à 8% (long terme) Élevée Non

Ces fourchettes sont indicatives et non garanties : les performances des unités de compte dépendent des marchés. Le champ volatilité traduit ce risque dans la projection. Une volatilité élevée associée à un horizon long élargit la dispersion des résultats : le capital peut dépasser ou rester en deçà de la moyenne affichée. Sur un horizon retraite de plusieurs décennies, une part d'unités de compte se justifie d'autant mieux que le blocage de l'épargne décourage les arbitrages de court terme.

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La fiscalité du PER à la sortie en 2026

L'avantage obtenu à l'entrée se paie en partie à la sortie : c'est la logique du report d'imposition. Le traitement diffère selon que les versements ont été déduits, et selon le mode de sortie retenu.

Sortie en capital

Pour des versements déduits à l'entrée, la sortie en capital sépare deux composantes. La part correspondant aux versements est soumise au barème de l'impôt sur le revenu, à votre TMI du moment. Les plus-values subissent le prélèvement forfaitaire unique de 31.4% (12.8% d'impôt et 18.6% de prélèvements sociaux). Contrairement à l'assurance vie, le PER est inclus dans la hausse de prélèvements sociaux de 2026 : ses produits supportent bien le taux de 18.6%, comme le précise la documentation de l'imposition de l'épargne retraite.

Si vous aviez renoncé à la déduction à l'entrée, la fiscalité s'inverse : les versements ressortent en franchise d'impôt, seules les plus-values étant taxées. Cette option vise les contribuables peu ou pas imposés pendant la phase d'épargne.

Sortie en rente et transmission

La rente viagère obéit à un autre régime : elle est imposée au barème après un abattement de 10%, avec des prélèvements sociaux sur une fraction seulement. Le simulateur ne modélise que la sortie en capital, plus lisible pour une projection. Côté succession, le PER conserve un cadre proche de l'assurance vie pour les versements avant 70 ans. À noter enfin : depuis 2026, les versements ne sont plus déductibles au-delà de 70 ans, ce qui referme l'avantage d'entrée pour les souscripteurs les plus âgés.

PER : pour quel profil ?

Le PER n'est pas un placement universel : son intérêt dépend d'abord d'un écart de fiscalité dans le temps. Trois situations le rendent particulièrement efficace.

  • Une TMI élevée aujourd'hui, plus faible à la retraite. C'est le cœur du dispositif : déduire à 41% ou 45% pour récupérer à 11% ou 30% maximise l'arbitrage. Un actif en pic de carrière en est l'archétype.
  • Un indépendant ou un dirigeant fortement imposé. Le plafond de déduction renforcé du TNS en fait un levier puissant pour les professions libérales et les dirigeants et travailleurs non salariés, souvent moins couverts par les régimes obligatoires.
  • Un horizon long et une épargne tolérant le blocage. Plus la liquidation est lointaine, plus la capitalisation et le report d'imposition jouent.

Face à l'assurance vie, l'arbitrage tient en une phrase : le PER privilégie l'avantage fiscal immédiat au prix du blocage, là où l'assurance vie offre la disponibilité et des prélèvements sociaux maintenus à 17.2%. Les deux enveloppes se combinent plus qu'elles ne s'opposent, comme le détaille l'analyse du meilleur placement pour préparer sa retraite. Le simulateur aide à trancher en chiffrant, pour votre situation, l'écart de TMI qui justifie ou non la déduction.

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Questions fréquentes sur le simulateur de PER

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Comment calculer l'économie d'impôt d'un PER ?

L'économie d'impôt se calcule en multipliant le montant déductible versé par votre tranche marginale d'imposition. Un versement de 5 000 € à une TMI de 30% réduit l'impôt de 1 500 €. Le simulateur applique ce calcul chaque année, dans la limite du plafond de déduction, puis suppose l'économie réinjectée dans le plan.

Le PER est-il toujours avantageux fiscalement ?

Non. L'avantage repose sur un écart de TMI favorable entre l'entrée et la sortie. Si votre tranche reste identique à la retraite, la déduction des versements est quasiment neutralisée par l'imposition de sortie ; seuls subsistent la capitalisation de l'économie réinjectée et le report d'imposition. Pour une TMI faible, l'option de non-déduction peut s'avérer plus pertinente.

Pourquoi le résultat change-t-il à chaque simulation ?

Parce que le simulateur intègre une volatilité de marché tirée aléatoirement, afin de figurer un parcours réaliste plutôt qu'une courbe lisse. Pour des paramètres identiques, le capital affiché varie donc d'un calcul à l'autre : il s'agit d'un scénario possible, à interpréter comme un ordre de grandeur, jamais comme une valeur certaine.

Que se passe-t-il si je pars en retraite avant ou après 64 ans ?

Le simulateur fixe l'horizon à 64 ans, l'âge légal. Un départ plus tardif allonge la durée de capitalisation et augmente le capital ; un départ anticipé la raccourcit. L'âge réel de liquidation dépend de votre nombre de trimestres et de votre situation : il convient d'ajuster mentalement la projection selon votre horizon effectif.

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