Amendement Charasse
L'amendement Charasse limite la déduction des intérêts d'emprunt lors du rachat d'une société à ses propres actionnaires en intégration fiscale.
L'amendement Charasse limite la déduction des intérêts d'emprunt lors du rachat d'une société à ses propres actionnaires en intégration fiscale.

L'amendement Charasse est un dispositif fiscal codifié à l'article 223 B du code général des impôts. Il limite la déduction des charges financières au sein d'un groupe en intégration fiscale lorsqu'une société rachète, à crédit, une autre société auprès d'actionnaires qui la contrôlent déjà. Son objet : neutraliser l'avantage fiscal des opérations dites de « rachat à soi-même » (OBO).
Le dispositif impose la réintégration d'une fraction des charges financières du groupe dans le résultat imposable, pendant l'exercice d'acquisition et les huit suivants, soit neuf exercices. Trois conditions le déclenchent :
Il ne faut pas le confondre avec le rabot fiscal, plafonnement général de déductibilité des charges financières, ni avec l'amendement Carrez. L'amendement Charasse cible spécifiquement les montages de type owner buy out (OBO), où un dirigeant cède sa société à une holding qu'il contrôle.
Un dirigeant apporte puis vend sa société à une holding qu'il contrôle, qui finance le rachat par un emprunt de 5 000 000 €. Le groupe supporte 300 000 € de charges financières pour un endettement moyen de 6 000 000 €.
La quote-part réintégrée se calcule en multipliant le prix d'acquisition par le rapport charges financières / endettement moyen : 5 000 000 × (300 000 / 6 000 000) = 250 000 €. Cette somme est réintégrée chaque exercice au résultat imposable du groupe, pendant neuf ans, réduisant d'autant l'économie d'impôt attendue du montage.
Pour un chef d'entreprise, l'amendement Charasse pèse directement sur la rentabilité après impôt d'une transmission par holding. Son anticipation conditionne le calibrage de l'emprunt et la décision d'intégrer ou non la cible au groupe fiscal. L'analyse revient à arbitrer entre l'économie d'impôt attendue de la déductibilité des intérêts et la réintégration imposée sur neuf exercices, deux paramètres souvent décisifs dans la structuration d'un rachat familial.
Le dispositif tire son nom de Michel Charasse, ministre du Budget à l'origine de la mesure en 1988, destinée à contrer les rachats d'entreprises à soi-même financés par la dette.
Non. Seuls les rachats où le vendeur contrôle l'acquéreur sont concernés. Une acquisition auprès de tiers indépendants échappe au dispositif.
Elle s'applique sur neuf exercices : celui de l'acquisition et les huit suivants.
En l'absence d'intégration fiscale de la cible, ou lorsque le rachat s'opère auprès d'actionnaires ne contrôlant pas le repreneur, la réintégration ne s'applique pas.
Auguste Patrimoine vous accompagne de la première à la dernière étape, de l’ébauche de votre projet à sa finalisation.
Être rappelé par un expertBilan Patrimonial gratuit
Un conseiller spécialisé vous contactera
dans les meilleurs délais afin d’échanger.
.webp)

Nous sommes notés 4.8/5 avec 65 avis Google.
Nous structurons sur mesure nos solutions afin de répondre à votre situation.
Nos équipes peuvent adresser toutes vos problématiques, des plus classiques au plus complexes.
Indépendantes des groupes bancaires, nos recommandations sont effectuées en architecture ouverte et permettent de vous proposer les meilleures solutions.
Délai de réponse inférieur à 24h.