BSPCE
Les BSPCE permettent aux salariés de jeunes sociétés d'acheter des actions à un prix fixé d'avance. Découvrez leurs conditions et leur fiscalité en 2026.
Les BSPCE permettent aux salariés de jeunes sociétés d'acheter des actions à un prix fixé d'avance. Découvrez leurs conditions et leur fiscalité en 2026.

Les BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise) donnent à leurs bénéficiaires le droit de souscrire des actions de leur société à un prix fixé au jour de l'attribution. Réservés aux jeunes sociétés, ils associent salariés et dirigeants à la croissance de la valeur, sans décaissement pour l'entreprise. Leur régime fiscal, prévu à l'article 163 bis G du code général des impôts, a été refondu par la loi de finances 2025.
Depuis le 21 février 2026, une société peut émettre des BSPCE si elle remplit les conditions suivantes :
Les bénéficiaires sont les salariés, les dirigeants soumis au régime fiscal des salariés et les membres du conseil, y compris dans les filiales détenues à 75% au moins. Le dispositif est très répandu dans les sociétés financées par le capital-risque, où il compense des salaires souvent inférieurs au marché.
Pour les titres souscrits depuis le 1er janvier 2025, le gain est scindé en deux composantes, imposées l'année de la cession des actions :
Les deux gains supportent les prélèvements sociaux au taux de 18.6%. Les BSPCE se distinguent des bons de souscription d'actions, ouverts à des tiers mais sans régime de faveur, et des actions gratuites, attribuées sans prix d'exercice.
Un salarié présent depuis 5 ans détient 10 000 BSPCE au prix d'exercice de 2 €. Il les exerce lorsque l'action vaut 12 €, puis cède ses actions à 20 €.
Si le salarié avait quitté la société avant 3 ans d'activité, le gain d'exercice aurait supporté 30% d'impôt sur le revenu. L'imposition totale serait alors montée à 73 720 €, soit 17 200 € de plus. Le calendrier de départ pèse donc autant que le prix de sortie.
Ni à l'attribution, ni à l'exercice. L'imposition intervient l'année de la cession des actions obtenues, sur le gain d'exercice comme sur le gain de cession. L'exercice oblige seulement à payer le prix de souscription.
Tout dépend du plan d'attribution. Les bons non encore acquis selon le calendrier de vesting sont généralement caducs. Les bons acquis doivent souvent être exercés dans un délai limité après le départ.
Oui, si sa capitalisation boursière reste inférieure à 150 M€ et qu'elle respecte les autres conditions, notamment une existence de moins de 15 ans.
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