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Retraite : 7 erreurs qui coûtent des milliers d'euros

Avec un taux de remplacement moyen autour de 50% pour les salariés du privé, le passage à la retraite s'accompagne mécaniquement d'une baisse de revenus. Raison de plus pour ne pas laisser des erreurs administratives ou un manque d'anticipation réduire encore davantage votre pension. Une préparation rigoureuse, engagée plusieurs années avant le départ, permet de sécuriser ses droits et d'aborder cette nouvelle étape avec sérénité.

Résumé de la page

Plus d'un dossier retraite sur dix contient une erreur. En 2024, le taux d'anomalies constaté par les caisses a atteint 10.5% des liquidations. Avec 42 régimes différents en France, la complexité du système multiplie les risques d'erreurs, qu'elles proviennent des organismes ou des assurés eux-mêmes. Or, une simple anomalie sur un relevé de carrière peut se traduire par une perte de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros par an. Sur une retraite de 20 à 25 ans, l'impact cumulé devient considérable. Sept erreurs concentrent l'essentiel des préjudices financiers.

1- Ne pas vérifier son relevé de carrière (RIS)

Faire confiance aveuglément au relevé individuel de situation (RIS) constitue l'erreur la plus documentée. Les caisses de retraite traitent des millions de dossiers et les anomalies sont inévitables : périodes d'emploi manquantes, trimestres maternité ou éducation non comptabilisés, erreurs de retranscription des salaires.

Le préjudice médian s'établit à 123 €/an, mais certains dossiers révèlent des écarts bien supérieurs. Le record documenté atteint 19 500 €/an de pension sous-évaluée pendant plusieurs années avant correction. Les trimestres liés aux enfants méritent une attention particulière : jusqu'à 8 trimestres peuvent être validés par enfant (majoration maternité et éducation), et leur omission reste fréquente.

La vérification s'effectue sur info-retraite.fr, portail interrégimes donnant accès au RIS et à l'outil « Mon agenda retraite ». Un contrôle tous les cinq ans à partir de 35 ans, puis annuel après 50 ans, permet de détecter et corriger les anomalies avant la liquidation.

2- Sous-estimer l'impact de la décote

Partir dès l'âge légal sans disposer de tous ses trimestres entraîne une décote permanente sur la pension. Le mécanisme est simple mais ses conséquences sont souvent mal anticipées : chaque trimestre manquant réduit la pension de 1.25%, et cette réduction s'applique à vie.

Exemple concret : avec 4 trimestres manquants, la décote atteint 5%. Sur une pension de 1 400 €/mois, cela représente 70 €/mois en moins, soit 840 €/an. Sur 20 ans de retraite, la perte cumulée dépasse 16 800 €.

Depuis la réforme des retraites 2023, l'âge légal de départ est progressivement relevé à 64 ans pour les personnes nées à partir de 1968. Mais atteindre l'âge légal ne garantit pas le taux plein : celui-ci dépend du nombre de trimestres validés. Simuler sa date de taux plein avant toute décision de départ reste indispensable. Les simulateurs disponibles sur info-retraite.fr permettent ce calcul personnalisé. La retraite progressive peut-être une alternative pour continuer à travailler avec une charge horaire plus faible, tout en cotisant de nouveaux droits.

3- Attendre trop longtemps pour préparer sa retraite

Repousser la préparation à 60 ans expose à deux risques distincts : un délai insuffisant pour les démarches administratives et une capacité d'épargne réduite pour constituer un complément de revenus.

Sur le volet administratif, la liquidation d'une pension nécessite 6 à 12 mois de démarches. Corriger une anomalie sur un relevé de carrière peut prendre plusieurs mois supplémentaires. Sur le volet financier, l'effet des intérêts composés joue un rôle déterminant : 100 €/mois placés sur un plan épargne retraite (PER) dès 30 ans ne produisent pas le même capital que la même somme investie à partir de 50 ans.

Un calendrier d'action réaliste s'articule ainsi :

  • de 25 à 35 ans : ouvrir un PER, effectuer une première consultation du RIS
  • de 45 à 50 ans : réaliser un bilan retraite complet, arbitrer son épargne
  • de 55 à 60 ans : simuler précisément sa pension, corriger les éventuelles anomalies
  • de 60 à 64 ans : engager les démarches de liquidation au moins 6 mois avant la date souhaitée

4- Ignorer ses obligations déclaratives une fois retraité

Croire que tout devient automatique après la liquidation de sa pension expose à des régularisations parfois lourdes. Certains changements de situation doivent être déclarés aux caisses de retraite dans un délai de 30 jours :

  • changement familial : mariage, divorce, décès du conjoint
  • reprise d'activité professionnelle, même partielle
  • séjour à l'étranger supérieur à 3 mois
  • évolution des ressources, notamment pour les bénéficiaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), qui impose une résidence en France d'au moins 9 mois par an

Le défaut de déclaration peut entraîner un trop-perçu à rembourser, voire une suspension temporaire de la pension. La conservation des justificatifs (attestations, actes d'état civil, avis d'imposition) facilite les démarches en cas de contrôle.

Le droit à l'erreur offre toutefois un filet de sécurité : une première erreur commise de bonne foi n'entraîne pas de pénalité, à condition de régulariser rapidement sa situation.

5- Racheter des trimestres sans calculer la rentabilité

Le rachat de trimestres permet de compléter une carrière incomplète, mais son coût varie considérablement : de 1 055 € à 6 684 € par trimestre selon les revenus et l'âge au moment du rachat. Le maximum rachetable est fixé à 12 trimestres.

L'erreur consiste à racheter « par précaution » sans analyse financière préalable. Le calcul de rentabilité repose sur une formule simple : coût total du rachat divisé par le gain annuel de pension. Le résultat indique le nombre d'années nécessaires pour amortir l'investissement.

Exemple : racheter 4 trimestres pour 20 000 € afin d'obtenir 840 €/an supplémentaires nécessite 24 ans d'amortissement. Avec une espérance de vie à 65 ans d'environ 19 ans pour les hommes et 23 ans pour les femmes, ce rachat ne devient rentable qu'en cas de longévité supérieure à la moyenne.

Le rachat s'avère pertinent dans certains cas précis : proximité immédiate du taux plein, validation d'une carrière longue, ou déductibilité fiscale avantageuse. Il est déconseillé lorsque le taux plein reste éloigné ou que l'état de santé ne permet pas d'espérer une retraite longue. Chaque caisse propose une simulation personnalisée sur demande.

A noter : les montants des rachats de trimestre des années d'étude sont intégralement déductible des revenus imposables (dans la limite de 12 trimestres). Il existe aussi des modalités de rachat à tarifs réduits.

6- Oublier la pension de réversion

La pension de réversion permet au conjoint survivant de percevoir une fraction de la retraite du conjoint décédé. Dans le régime général, ce taux atteint 54% de la pension du défunt. Les régimes complémentaires (Agirc-Arrco) appliquent leurs propres règles.

Deux conditions essentielles : avoir été marié (le PACS ne donne pas droit à la réversion) et, selon les régimes, respecter des plafonds de ressources. Le montant peut représenter plusieurs centaines d'euros par mois.

La réversion n'est jamais attribuée automatiquement. Une demande doit être déposée auprès de chaque caisse concernée, accompagnée des justificatifs de mariage. Anticiper ces démarches, en informant son conjoint des droits existants et en conservant les documents nécessaires, évite des pertes de revenus au moment le plus difficile.

7- Ne pas contester une erreur de calcul

Face à une pension qui semble incorrecte, le découragement pousse parfois à l'acceptation. Or, avec 10.5% de dossiers comportant des anomalies en 2024, les erreurs sont fréquentes et rectifiables.

Le délai pour contester une erreur de droit est d'un an après la notification de la décision. La procédure se déroule en trois étapes :

  1. réclamation écrite auprès de sa caisse de retraite, en conservant une copie datée
  2. saisine de la commission de recours amiable (CRA) dans les deux mois suivant le rejet
  3. recours devant le tribunal judiciaire si la CRA rejette la demande

Les pièces à conserver tout au long de sa carrière facilitent ces démarches : bulletins de salaire, attestations employeurs, notifications des caisses. Une anomalie identifiée ne doit jamais être abandonnée sans tentative de correction.

Ce qu'il faut retenir :

Ces sept erreurs peuvent entraîner des pertes cumulées de plusieurs dizaines de milliers d'euros sur la durée d'une retraite.

ErreurImpact potentielAction prioritaire
RIS non vérifiéJusqu'à 1 000 €+/anConsulter info-retraite.fr
Décote sous-estimée-5 % à vie (4 trim.)Simuler sa date de taux plein
Préparation tardiveÉpargne insuffisanteBilan retraite à 45 ans
Obligations ignoréesTrop-perçu à rembourserDéclarer sous 30 jours
Rachat non calculéInvestissement non rentableDemander simulation caisse
Réversion oubliéeCentaines d'euros par mois perdusInformer son conjoint
Erreur non contestéePerte définitiveContester sous 1 an

La première action à engager dès aujourd'hui : vérifier son relevé de carrière sur info-retraite.fr. Le droit à l'erreur protège les assurés de bonne foi, mais n'exonère pas de la vigilance. Une retraite bien préparée est une retraite qui s'envisage sereinement.

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FAQs :

Combien de temps ai-je pour signaler une erreur sur ma retraite ?

Le délai pour signaler une erreur sur sa retraite dépend de la nature de l'anomalie. Une erreur de fait (période manquante, salaire mal reporté) peut être signalée sans délai strict, tant que les justificatifs existent. Une erreur de droit (mauvaise application des règles de calcul) doit être contestée dans l'année suivant la notification de la décision. La commission de recours amiable (CRA) constitue le premier recours formel.

Le rachat de trimestres est-il toujours intéressant ?

Le rachat de trimestres n'est pas toujours intéressant financièrement. Sa rentabilité dépend du coût (1 055 € à 6 684 € par trimestre), du gain annuel de pension obtenu et de l'espérance de vie. La formule simplifiée consiste à diviser le coût total par le gain annuel : si le résultat dépasse 20 ans, le rachat ne sera amorti qu'en cas de longévité élevée. Le rachat devient pertinent à proximité immédiate du taux plein ou lorsque la déduction fiscale compense une partie du coût.

Qui contacter en cas d'erreur sur mon relevé de carrière ?

En cas d'erreur sur un relevé de carrière, le premier interlocuteur est la caisse de retraite de base concernée : la Cnav pour les salariés du privé, la MSA pour les agriculteurs, ou le régime correspondant à l'activité exercée. Pour la retraite complémentaire, l'Agirc-Arrco dispose de son propre service. Le portail info-retraite.fr permet de centraliser les démarches et d'accéder à l'ensemble de ses relevés.

Quelles erreurs retraite font perdre le plus d'argent ?

Les erreurs retraite qui font perdre le plus d'argent sont le relevé de carrière non vérifié et la décote mal anticipée. Le RIS peut contenir des anomalies représentant jusqu'à plusieurs milliers d'euros par an. La décote, quant à elle, s'applique de manière permanente : 4 trimestres manquants entraînent une perte de 5% à vie, soit plus de 16 000 € sur 20 ans pour une pension moyenne.

Peut-on corriger une erreur après la liquidation de sa retraite ?

Corriger une erreur après la liquidation de sa retraite reste possible. La pension peut être recalculée si de nouveaux éléments sont apportés (bulletins de salaire retrouvés, trimestres oubliés). La procédure de révision doit être engagée auprès de sa caisse, pièces justificatives à l'appui. Conserver l'ensemble de ses documents de carrière, même après le départ en retraite, facilite ces démarches de régularisation.

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