Préambule et avertissement général
Le présent document a pour objet de fournir au client une description générale de la nature et des risques liés aux instruments financiers, conformément aux obligations d'information incombant aux prestataires de services d'investissement et aux conseillers en investissements financiers.
L'attention du client est attirée sur le fait que tout investissement sur les marchés financiers expose les avoirs investis à des aléas. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Il n'existe pas de rendement élevé sans risque élevé associé.La liste des risques exposée ci-après est non exhaustive : les risques réellement applicables dépendent du profil de l'investisseur, de sa situation financière et des caractéristiques spécifiques de chaque produit.
Ce document ne remplace pas la lecture attentive de la documentation juridique officielle des produits (DICI, prospectus, règlement, statuts, note d'information) qui doit être consultée impérativement avant toute décision d'investissement.
Typologie des risques de marché et financiers (socle commun)
Risque de perte en capital
Les instruments financiers tels que les actions, obligations, OPCVM, FIA ou produits structurés ne bénéficient d'aucune garantie de capital sauf mention expresse d'une garantie intrinsèque fournie par un garant solvable. L'investisseur est averti que la valeur de remboursement ou de liquidation de l'instrument peut être inférieure au montant de l'investissement initial. Dans les cas extrêmes comme la faillite de l'émetteur ou la dépréciation totale de l'actif, la perte peut atteindre 100% du capital investi ou excéder ce montant dans le cas d'instruments à effet de levier.
Risque de volatilité (risque de marché)
Ce risque correspond à la variation du cours des instruments financiers à la hausse comme à la baisse. Il est mesuré par la volatilité historique ou implicite.
- Actions : les actions sont exposées à des fluctuations importantes dépendant de la situation économique générale, des résultats de l'entreprise émettrice et des volumes d'échanges.
- Correction de marché : une baisse significative et brutale des indices de référence peut survenir en raison de facteurs exogènes tels que des tensions géopolitiques, des crises sanitaires ou des chocs macroéconomiques.
Risque de taux d'intérêt
Le risque de taux correspond à l'impact de la variation des taux directeurs des banques centrales et des taux souverains sur la valorisation des actifs.
- Sensibilité obligataire : il existe une corrélation inverse entre les taux d'intérêt et le prix des obligations. Une hausse des taux entraîne mécaniquement une baisse de la valeur de marché des obligations à taux fixe déjà émises.
- Impact sur les valorisations (DCF) : la hausse des taux sans risque augmente le taux d'actualisation des flux de trésorerie futurs et entraîne une compression des multiples de valorisation des actifs actions et immobiliers.
Risque de change
Pour les instruments libellés dans une devise autre que la devise de référence de l'investisseur (généralement l'euro), la variation du taux de change peut impacter négativement la valorisation de l'actif indépendamment de sa performance intrinsèque. L'absence de couverture de change expose le portefeuille à une perte de valeur en cas d'appréciation de l'euro face à la devise de l'actif.
Risque d’inflation
Le risque d'inflation désigne la perte de pouvoir d'achat du capital investi si le rendement nominal de l'investissement est inférieur au taux d'inflation sur la période considérée. Ce risque affecte particulièrement les actifs monétaires et les obligations à taux fixe non indexées.
Risques de crédit et de contrepartie
Risque de crédit (émetteur)
Il s'agit du risque que l'émetteur d'un titre de créance ne soit pas en mesure d'honorer ses engagements de paiement des coupons ou de remboursement du principal à l'échéance. Ce risque est matérialisé par l'élargissement des spreads de crédit ou par le défaut avéré.
Risque de contrepartie
Ce risque concerne la défaillance d'une contrepartie dans le cadre d'une transaction de marché et notamment sur les produits dérivés de gré à gré. En cas de défaut de la contrepartie, l'investisseur peut perdre la créance qu'il détient sur celle-ci.
Risque de résolution bancaire (bail-in)
Conformément à la directive européenne sur le redressement et la résolution des banques, les créanciers peuvent être sollicités pour absorber les pertes avant toute intervention publique en cas de faillite d'un établissement bancaire. Cela entraîne une réduction de la valeur nominale des titres ou leur conversion en actions.
Risque de liquidité
Liquidité de l'actif
Le risque de liquidité se matérialise par la difficulté ou l'impossibilité de céder un actif rapidement sans décote significative sur son prix.
- Marchés réglementés : une faible profondeur de marché peut entraîner un élargissement de l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente.
- Suspension de cotation : l'autorité de marché ou l'émetteur peut suspendre la cotation et rendre l'actif totalement illiquide temporairement.
Illiquidité contractuelle (lock-up)
Certains fonds d'investissement alternatifs imposent une période de blocage des parts durant laquelle aucun rachat n'est autorisé sauf cas de force majeure limitativement énumérés au règlement du fonds.
Risques opérationnels et extra-financiers
Risque opérationnel
Ce risque correspond à la perte résultant de l'inadéquation ou de la défaillance de procédures internes, de personnes, de systèmes ou d'événements extérieurs incluant le risque juridique.
Risque technologique et cybersécurité
une défaillance des infrastructures de marché ou une intrusion malveillante peuvent compromettre l'intégrité des avoirs ou des données.
Risque de durabilité (SFDR)
Conformément au règlement (UE) 2019/2088, le risque de durabilité désigne un événement ou une situation dans le domaine environnemental, social ou de la gouvernance qui pourrait avoir une incidence négative importante sur la valeur de l'investissement s'il survient.
Risque systémique
Ce risque désigne une perturbation grave du système financier susceptible d'avoir de graves répercussions sur l'économie réelle. Il entraîne une crise de liquidité globale et une corrélation de tous les actifs vers la baisse qui rendent inopérants les modèles de diversification usuels.
Risques spécifiques : produits structurés
L'investissement en produits structurés implique une acceptation de risques spécifiques complexes décrits ci-dessous.
Synthèse des caractéristiques de risque
- Complexité : ces produits sont des instruments financiers complexes combinant une composante obligataire et une composante dérivée.
- Risque de barrière : le franchissement de la barrière de protection à maturité ou en cours de vie entraîne une perte en capital à hauteur de la baisse du sous-jacent si le mécanisme de protection du capital est conditionnel.
- Valorisation en cours de vie : la valeur liquidative quotidienne dépend de multiples facteurs tels que la volatilité, les taux ou le temps. Une sortie avant l'échéance peut entraîner une perte en capital même si le sous-jacent est stable.
- Conflit d'intérêts : l'émetteur assume souvent les fonctions d'agent de calcul et de contrepartie de couverture.
Clauses de risques détaillées
Les risques ci-après constituent le détail exhaustif des facteurs de risques liés à la détention de titres de créance structurés.
Risque de perte en capital
Le prix de cession des titres de créance pourra être inférieur à son prix de commercialisation en cas de revente des titres avant l'échéance. Le souscripteur prend donc un risque de perte en capital non mesurable a priori. Les souscripteurs pourraient perdre tout ou partie de leur investissement dans le pire des scénarios.
Risques liés à l’éventuelle ouverture d’une procédure de résolution ou de faillite
Les souscripteurs pourraient perdre tout ou partie de leur investissement initial ou ne pas recevoir la rémunération initialement prévue en cas d’ouverture d’une procédure de résolution au niveau de l'émetteur et du garant ou en cas de faillite de ceux-ci.
Risque de volatilité et risque de liquidité
Une forte volatilité des cours ou une faible liquidité pourrait avoir un impact négatif sur le prix de cession des titres de créance. Le prix de cession pourrait être inférieur à ce qu’un souscripteur pourrait attendre compte tenu de la valorisation desdits titres en cas de cession avant l'échéance. Les souscripteurs pourraient ne pas être en mesure de les céder en l'absence de liquidité.
Risques liés à la modification, suppression ou perturbation de l’indice de référence
L’administrateur de l’indice de référence pourrait modifier de façon significative l’indice, l’annuler ou ne pas publier son niveau. Le niveau de l’indice pourrait être calculé conformément à la formule en vigueur avant cet évènement, être remplacé par celui d’un autre indice ou les titres pourraient faire l’objet d’un remboursement anticipé à leur juste valeur de marché au choix de l'agent de calcul. Les montants de remboursement et d’intérêts dus pourraient alors être inférieurs aux montants initialement anticipés et les souscripteurs pourraient perdre tout ou partie de leur investissement.
Risque de conflits d’intérêts
L'émetteur peut faire face à de potentiels conflits d’intérêts en tant que banque d’investissement avec un large éventail d’activité. L'émetteur a mis en place des politiques et des mesures appropriées afin de gérer de possibles conflits de ce type entre les différentes entités du groupe dans le cadre de l'émission de ces titres.
Avertissement règlementaire spécifique
Note liminaire : le contenu ci-dessous relève d'une communication à caractère promotionnel spécifique aux titres de créance et est intégré ici à titre d'information sur les caractéristiques particulières de ces produits.
Les pages du site auguste-patrimoine.fr présentant des produits structurés sont des documents non contractuels et non réglementaires, à caractère promotionnel. Les titres présentés sont des titres de créance présentant un risque de perte en capital partielle ou totale en cours de vie et à l’échéance. Les principales caractéristiques des titres de créance exposées dans ces communications à caractère promotionnel n’en sont qu’un résumé. Les souscripteurs sont invités à prendre connaissance de la documentation juridique du ou des produit et de lire attentivement la rubrique facteurs de risques du prospectus du produit avant toute décision d'investissement. La documentation juridique du produit prévaudra en cas d'incohérence avec ces documents.
Il appartient aux souscripteurs de comprendre les risques, les avantages et inconvénients liés à un investissement dans le produit et de prendre une décision d’investissement seulement après avoir consulté leurs propres conseils pour s’assurer de la compatibilité d’un investissement dans le produit avec leur situation financière s'ils l'estiment nécessaire. Ils ne sauraient s’en remettre à une quelconque entité de l'émetteur pour cela. Ces dernières ne sauraient être considérées comme fournissant un conseil en investissement ou un conseil d’ordre juridique, fiscal ou comptable. L'émetteur ne peut être tenu responsable des conséquences financières, juridiques, fiscales ou autres résultant d’un investissement direct ou indirect dans le produit. L'émetteur ou ses filiales et participations, collaborateurs ou clients peuvent avoir un intérêt ou détenir ou acquérir des informations sur tout produit, instrument financier, indice ou marché mentionné dans ce document qui pourrait engendrer un conflit d’intérêt potentiel ou avéré. Cela peut impliquer des activités telles que la négociation, la détention ou l’activité de tenue de marché, ou la prestation de services financiers ou de conseil sur tout produit, instrument financier, indice ou marché mentionné dans ce document. Cette page à caractère promotionnel ne constitue pas un document d’analyse financière et n’a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires y afférant.
L’attention des souscripteurs est notamment attirée sur le fait qu’en acquérant les titres de créance, ils prennent un risque de crédit sur l’émetteur et sur le garant de la formule, un risque de marché ainsi qu’un risque lié à la liquidité du titre. La documentation juridique des titres prévaudra en cas d'incohérence avec cette communication.
Les coupons sont indicatifs et affichés hors frais liés au cadre d’investissement et avant prélèvements sociaux et fiscalité, sous réserve de l’absence de défaut, d’ouverture d’une procédure de résolution et de faillite de l’émetteur ou du garant et de la conservation du support jusqu’à la date d’échéance ou de remboursement anticipé automatique selon le cas.
Risques spécifiques : parts de SCPI
L'investissement en parts de SCPI constitue un placement financier à sous-jacent immobilier. Cette classe d'actifs expose l'investisseur à une typologie de risques spécifiques distincts de ceux de l'immobilier détenu en direct.
Risques de marché et de capital
- Absence de garantie de capital : le capital investi dans une SCPI n'est pas garanti ni protégé. La valeur de la part évolue en fonction de la valeur vénale du patrimoine immobilier détenu par la société. Cette valeur est soumise aux cycles immobiliers et à la conjoncture économique globale. Une baisse du marché immobilier peut entraîner une diminution de la valeur de reconstitution et une baisse du prix de la part.
- Risque de valorisation : la valorisation des actifs immobiliers repose sur des expertises annuelles ou périodiques. Il existe un risque d'écart entre la valeur d'expertise et la valeur réelle de cession des biens sur le marché. La performance de la SCPI dépend de la capacité de la société de gestion à valoriser le parc.
Risque de liquidité intrinsèque
La liquidité des parts de SCPI est restreinte par rapport aux actifs financiers cotés.
- Absence de cotation continue : les parts de SCPI ne sont pas cotées sur un marché réglementé. La liquidité est organisée par la société de gestion via un marché de confrontation pour les SCPI à capital fixe ou via un mécanisme de souscription et retrait pour les SCPI à capital variable.
- Risque de liquidité retardée : le rachat des parts n'est pas garanti par la société de gestion. Il dépend de l'existence d'une contrepartie acheteuse telle que de nouvelles souscriptions ou des acquéreurs sur le marché secondaire. Le délai de revente peut s'allonger considérablement en cas de retournement de marché ou de baisse de la collecte.
- Risque de blocage : la société de gestion peut être amenée à suspendre provisoirement les rachats ou à céder des actifs immobiliers dans des conditions défavorables pour honorer les sorties si les demandes de retrait excèdent un certain seuil des parts.
Risques liés aux revenus et à la gestion
- Absence de garantie de rendement : les revenus distribués ne sont pas garantis. Ils dépendent directement des loyers perçus et du taux d'occupation financier.
- Risque locatif : le rendement peut être affecté par la vacance locative, les impayés de loyers ou la défaillance de locataires majeurs. Une exposition sectorielle ou géographique spécifique peut accroître la volatilité des revenus bien que la mutualisation locative vise à diluer ce risque.
- Risque de défaillance de la société de gestion : l'investisseur est dépendant de la qualité de gestion de la société de gestion agréée. Une période d'incertitude et de blocage opérationnel peut survenir en cas de défaillance de celle-ci.
Risques financiers : taux et endettement
- Risque de taux d'intérêt : l'immobilier est sensible à l'évolution des taux d'intérêt. Une hausse des taux directeurs augmente le coût du crédit immobilier et peut peser sur la demande d'investissement et entraîner une baisse de la valorisation des actifs.
- Risque lié à l'endettement : la SCPI peut recourir à l'endettement pour financer ses acquisitions. L'effet de levier augmente la capacité d'investissement mais accroît le risque en cas de baisse des rendements locatifs ou de hausse des taux.
Risques accessoires et fiscaux
- Risque fiscal : les revenus de SCPI sont soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux ainsi qu'à l'impôt sur la fortune immobilière pour la valeur vénale des parts. Le régime fiscal est susceptible d'évoluer.
- Risque de change : l'investisseur est exposé à un risque de change pour les SCPI investissant hors de la zone euro. La variation des devises peut impacter négativement la valeur du patrimoine et les revenus locatifs distribués.
Risques spécifiques : private equity
Le private equity consiste en l'investissement en titres de capital ou de créance de sociétés non cotées sur un marché réglementé. Cette classe d'actifs présente des spécificités de risque majeures.
Nature des risques intrinsèques
- Risque d'illiquidité et absence de marché secondaire : les titres de sociétés non cotées ne bénéficient d'aucun marché organisé assurant leur liquidité immédiate contrairement aux actifs cotés. La cession des parts est un processus de gré à gré incertain et long. L'investisseur est exposé à une période de blocage des fonds pouvant excéder la durée de vie théorique du fonds sans faculté de sortie anticipée sauf cas exceptionnels.
- Risque de perte en capital et risque entrepreneurial : l'investisseur supporte directement le risque économique des sociétés en portefeuille qui sont majoritairement des PME et ETI. Ces structures présentent historiquement un taux de défaillance supérieur et une sensibilité accrue aux cycles économiques par rapport aux grandes capitalisations. Le capital investi n'est pas garanti et la perte peut être totale.
- Risque lié à l'effet de levier (LBO) : de nombreuses stratégies de private equity reposent sur le recours à l'endettement financier pour l'acquisition des cibles. Le poids de la dette peut compromettre la viabilité de l'entreprise en cas de hausse des taux ou de baisse de la rentabilité de la cible.
- Risque de durabilité (ESG - SFDR) : les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance peuvent avoir une incidence négative significative sur la valeur des investissements. La conformité au règlement SFDR impose une transparence accrue mais n'élimine pas le risque de dépréciation d'actifs lié à la transition écologique.
Méthodologies de valorisation et risque de valorisation
La valorisation des actifs de private equity repose sur des estimations périodiques selon les normes IPEV contrairement aux marchés boursiers offrant une cotation continue.
- Méthode des multiples : la valorisation est souvent extrapolée à partir de multiples d'EBITDA observés sur des sociétés comparables cotées ou des transactions récentes. Cette méthode comporte un risque d'erreur d'appréciation lié à la pertinence de l'échantillon de comparaison.
- Méthode DCF : l'actualisation des flux de trésorerie futurs repose sur des hypothèses de croissance et de taux d'actualisation subjectives.
- Décalage temporel : la juste valeur communiquée trimestriellement ou semestriellement peut ne pas refléter la valeur de réalisation immédiate des actifs en cas de retournement brutal de marché.
Analyse de la performance et avertissements
L'appréciation de la performance du private equity nécessite la compréhension d'indicateurs spécifiques et comporte des biais statistiques.
- Effet courbe en J : les premières années de vie d'un fonds sont généralement marquées par une performance négative avant la matérialisation de la création de valeur.
- Indicateurs techniques :
- TVPI (multiple de fonds) : ce ratio mesure la valeur totale rapportée au capital appelé. Un TVPI inférieur à 1 signale une destruction de valeur latente.
- TRI (taux de rentabilité interne) : ce taux de rendement annuel moyen intègre la chronologie des flux de trésorerie. Il est exprimé net de frais de gestion et d'intéressement à la performance.
- Disparité des performances : il existe une forte dispersion entre les fonds du premier quartile et les autres bien que des données historiques puissent faire état de performances moyennes attractives. Le risque de sélection du gestionnaire est donc prépondérant.
- Avertissement : les performances passées et les simulations de rendement ne préjugent pas des performances futures. Les objectifs de gestion ne sont pas garantis.