Meilleurs placements en 2026 : panorama, rendements et stratégie par profil

Livret A descendu à 1.5%, CSG remontée à 10.6%, PFU segmenté à 30% ou 31.4% selon le revenu : quels sont les meilleurs placements en 2026 ? Un panorama hiérarchisé des onze classes d'actifs, une méthodologie de choix en cinq critères, trois allocations chiffrées par profil et les leviers absents des guides grand public (assurance-vie luxembourgeoise, démembrement de SCPI, optimisation IFI).

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La révision du Livret A à 1.5% au 1er février 2026, combinée à la hausse de la CSG sur les revenus du capital adoptée en LFSS 2026, redessine la hiérarchie des meilleurs placements en 2026. Le rendement net après fiscalité devient le critère discriminant.

L'environnement s'est durci sur plusieurs fronts : assouplissement monétaire de la BCE qui érode les rendements garantis, inflation repartie à 2.2% sur un an en avril 2026 sur fond de tensions énergétiques, PFU à 31.4% sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières contre 30% maintenu sur l'assurance-vie et l'immobilier. La frontière entre placement « sûr » et placement « rémunérateur » s'est déplacée.

Identifier les meilleurs placements en 2026 suppose une lecture combinée : panorama complet des classes d'actifs, méthodologie de choix, allocation par profil, leviers fiscaux et erreurs à éviter. La grille qui s'appuie sur un horizon d'analyse de moyen à long terme.

Le contexte économique 2026 et son impact sur l'épargne

La baisse des taux directeurs de la BCE

Le cycle d'assouplissement monétaire amorcé par la BCE en 2024-2025 se poursuit. Sa traduction directe : le Livret A et le LDDS sont fixés à 1.5% depuis le 1er février 2026, contre 1.7% en août 2025 et 3% en février 2023. Le LEP s'établit à 2.5% sur la même période. Prochaine révision : 1er août 2026.

L'effet sur les comportements est immédiat. La décollecte du Livret A atteint −2.12 Md€ sur 2025 selon la Caisse des dépôts, première année négative depuis 2015. Les épargnants redéploient l'excédent au-delà du plafond de précaution vers des fonds en euros mieux rémunérés et des comptes à terme offrant une visibilité courte. La cristallisation d'un taux fixe avant la prochaine baisse devient un arbitrage tactique pour la trésorerie excédentaire.

Une inflation réactivée par l'énergie en 2026

L'inflation française a moyenné 0.9% sur l'année 2025 selon l'INSEE, contre plus de 5% deux ans plus tôt. Le mouvement s'est inversé en début 2026 : +1.7% en mars puis +2.2% sur un an en avril 2026 (estimation provisoire INSEE), tirée par la flambée des prix de l'énergie.

Cette dynamique replonge le rendement réel du Livret A à 1.5% en territoire négatif et redonne sa pertinence aux supports délivrant un rendement net supérieur à l'inflation. Conséquence concrète : un CAT à 2.40% brut sur 5 ans génère, après PFU à 31.4%, environ 1.65% net, soit un rendement réel proche de zéro selon l'évolution des prix. Les supports dynamiques retrouvent un intérêt stratégique.

La hausse de la CSG 2026 : un changement majeur de fiscalité

La LFSS 2026 relève la CSG sur les revenus du capital de 9.2% à 10.6% depuis le 1er janvier 2026. Les prélèvements sociaux passent à 18.6% sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières. Le PFU sur ces revenus atteint 31.4%, rétroactif sur les plus-values mobilières dès 2025.

Trois enveloppes sont exclues de ce relèvement et conservent un PS à 17.2% et un PFU à 30% : l'assurance-vie, les PEL/CEL, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. Le PER suit en revanche le régime majoré sur ses produits. L'arbitrage entre enveloppes devient un sujet à part entière.

Les meilleurs placements 2026 en un tableau synthétique

La grille ci-dessous croise rendement attendu, risque, horizon recommandé, fiscalité 2026 et ticket d'entrée pour les onze classes d'actifs structurantes. Elle constitue le point de départ de l'arbitrage, pas une prescription. Les rendements indiqués sont des cibles ou des moyennes historiques, non garanties sauf mention du caractère réglementé.

Placement Rendement 2026 Risque Horizon Fiscalité Ticket d'entrée
Livret A 1.5% net Capital garanti Précaution Exonéré 10 €
LEP (sous conditions) 2.5% net Capital garanti Précaution Exonéré 30 €
LDDS 1.5% net Capital garanti Précaution Exonéré 15 €
Compte à terme 2.10% à 2.90% brut Capital garanti 1 à 5 ans PFU 31.4% 1 000 €
Fonds en euros (moyen) 2.6% net Capital garanti ≥ 8 ans PFU 24.7% à 30% post-8 ans 100 €
Fonds en euros boostés 3.5% à 5% brut cible Capital garanti sous conditions ≥ 8 ans PFU 24.7% à 30% post-8 ans 5 000 € à 100 000 €
Assurance-vie multisupport Variable (allocation) Modéré à élevé ≥ 8 ans PFU 30% + abattement post-8 ans 100 €
SCPI européennes 4.5% à 6% brut Modéré 8 à 10 ans Convention bilatérale + PS 17.2% 200 € à 1 000 €
ETF actions (PEA / CTO) 6% à 8% historique Élevé ≥ 8 ans PS 17.2% post-5 ans (PEA) / PFU 31.4% (CTO) 100 €
Produits structurés 7% à 9% cible Conditionnel 3 à 10 ans PFU 30% via assurance-vie 5 000 € à 10 000 €
Private equity 8% à 12% historique Élevé et illiquide 8 à 12 ans Variable selon véhicule 5 000 € à 100 000 €
PER Selon support Variable Jusqu'à retraite Déduction TMI + PFU 31.4% sortie 100 €

Données actualisées au 05/2026, sources : Banque de France, France Assureurs, Caisse des dépôts, AMF.

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Comment évaluer un placement en 2026 : les cinq critères essentiels

Le rendement espéré

Le rendement affiché doit toujours être lu en trois niveaux : brut, net de frais de gestion, net de fiscalité. Un fonds en euros à 3% brut servant une AV avec 0.8% de frais délivre 2.2% net de frais, puis environ 1.65% net de fiscalité après huit ans hors abattement. Les rendements conditionnels (structurés, fonds boostés) ne sont pas garantis : leur cible suppose le respect d'une condition de marché ou d'allocation.

Le risque de perte en capital

L'échelle SRI 1 à 7 des PRIIPs synthétise la volatilité historique et le risque de crédit du produit. Un fonds euros classique est noté 1 à 2, un ETF actions 5 à 6, un produit structuré 3 à 6 selon la barrière. La lecture du DIC (Document d'Information Clé) précède toute souscription et précise les scénarios défavorables sur 5 à 10 ans.

L'horizon d'investissement

L'horizon conditionne le choix de classe d'actifs. Les actions et les SCPI exigent 8 à 10 ans minimum pour absorber un cycle baissier et amortir les frais d'entrée. Le private equity se bloque 8 à 12 ans. À l'inverse, le compte à terme s'adapte à des projets à 1 à 5 ans.

La fiscalité applicable

Depuis 2026, deux régimes coexistent : PFU à 31.4% sur dividendes, intérêts, plus-values mobilières et produits du PER ; PFU à 30% maintenu sur l'assurance-vie, les PEL/CEL, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. L'effet enveloppe peut représenter 3 à 6 points de rendement net cumulé sur dix ans.

La liquidité et la disponibilité

La liquidité varie du quotidien (livrets, ETF cotés) au bloqué (PER, FPCI). Les SCPI offrent une liquidité limitée avec préavis de plusieurs mois. Tout besoin de trésorerie prévisible à 12-24 mois doit être logé sur une enveloppe à liquidité immédiate.

Le panorama des placements à privilégier en 2026

Les livrets réglementés : socle d'épargne de précaution

Les trois livrets réglementés constituent le socle défensif d'une allocation, sans plus. Au Livret A 1.5% s'ajoutent le LDDS 1.5% (plafond 12 000 €) et le LEP 2.5% (plafond 10 000 €, sous conditions de revenu fiscal de référence). Le LEP délivre l'un des rendements réglementés les plus élevés disponibles en 2026 et reste largement sous-utilisé par les foyers éligibles.

L'usage est strictement défensif : couvrir une épargne de précaution équivalente à 3 à 6 mois de revenus. Pour un patrimoine supérieur à 500 000 €, le plafond cumulé des livrets, sous 45 000 € par adulte, est rapidement saturé. Au-delà, conserver des liquidités sur livret ne crée plus de valeur et l'excédent doit basculer vers un support mieux rémunéré.

Le compte à terme : cristalliser un taux avant la prochaine baisse

Le compte à terme permet de figer un taux garanti sur une durée définie, en contrepartie d'un blocage des fonds. Les fourchettes pratiquées début 2026 s'établissent à 2.10% à 2.25% bruts sur 6 à 12 mois et 2.40% à 2.90% bruts sur 2 à 5 ans selon les banques en ligne et les courtiers.

Ces rendements s'entendent avant fiscalité. Au PFU 31.4% en vigueur depuis la LFSS 2026, le rendement net redescend à environ 1.44% à 1.99%. La sortie anticipée déclenche une pénalité (perte d'intérêts proratisée ou taux dégradé).

Trois cas d'usage dominent pour un patrimoine 500 000 €+ : la trésorerie professionnelle, les sommes en attente d'allocation (cession, héritage), la trésorerie de holding. La sélection des meilleurs CAT repose sur la combinaison taux × durée × pénalité de sortie.

Le fonds en euros : standard ou nouvelle génération

Le fonds en euros reste le compartiment à capital garanti de l'assurance-vie française. Le rendement moyen du marché s'est établi autour de 2.6% nets de frais de gestion en 2025 selon France Assureurs. Les fonds nouvelle génération, à dominante diversifiée ou immobilière, ciblent 3.5% à 5% bruts en 2026, sans garantie de performance.

Le bonus de rendement des fonds boostés est conditionné à une part minimale en unités de compte, généralement 30% à 50%. La part UC supporte un risque de capital non garanti, à intégrer dans l'arbitrage. La collecte nette de l'assurance-vie a atteint +50.6 Md€ en 2025, première fois au-dessus de 50 Md€ depuis 2010. La lecture du DIC reste un préalable obligatoire.

Les SCPI : opportunité de point d'entrée après la correction

Les SCPI permettent de détenir une fraction d'un parc locatif géré par une société régulée par l'AMF. Le taux de distribution moyen du marché s'est établi à 4.72% en 2024. Plusieurs véhicules récents ont surperformé : SCPI Transitions Europe à 8.25%, Iroko Zen à 7.14%, Comète à 11.18% sur 2025.

Les SCPI européennes ciblent 5% à 6% bruts sur des marchés tertiaires diversifiés (Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Irlande). Leur intérêt fiscal repose sur la convention bilatérale : impôt prélevé dans l'État de situation de l'immeuble, généralement plus favorable, avec crédit d'impôt ou exonération partielle pour le résident français.

L'horizon recommandé reste de 8 à 10 ans minimum pour absorber les frais d'entrée (8% à 12%) et le cycle locatif. La liquidité est limitée : le délai de revente peut atteindre plusieurs mois. La correction de 2023-2024 sur certaines SCPI françaises crée un point d'entrée dans les véhicules récents non exposés au repricing.

Les ETF et la Bourse : performance long terme dans un PEA

Les ETF (Exchange Traded Funds) répliquent un indice à frais réduits (TER 0.07% à 0.40%). Les indices larges délivrent historiquement 6% à 8% annualisés sur 20 ans : MSCI World environ 7.5%, S&P 500 environ 10%, avec une volatilité de 15% à 20%.

Le PEA loge en priorité la poche actions européennes. Après 5 ans, l'exonération d'IR s'applique sur les gains, seuls les prélèvements sociaux à 17.2% restent dus. Le plafond reste fixé à 150 000 € par personne. Les actions américaines ou émergentes passent par des ETF synthétiques éligibles PEA ou par un compte-titres ordinaire.

Trois thématiques cristallisent les flux 2026 : intelligence artificielle, transition énergétique, souveraineté économique. Leur traitement est détaillé plus bas.

Les produits structurés : rendements asymétriques

Les produits structurés délivrent des rendements asymétriques sur un sous-jacent indiciel (Eurostoxx 50, SBF 40, MSCI World). Le coupon cible se situe entre 7% et 9% annuels, conditionné au respect d'une barrière de protection (généralement −40% à −50% à l'échéance).

Le mécanisme autocall rembourse automatiquement le capital et les coupons cumulés si le sous-jacent dépasse son niveau initial à une date d'observation. Les coupons mémoire garantissent le rattrapage des coupons non versés si la barrière de protection est respectée. À l'inverse, une cassure de barrière à l'échéance expose à une perte en capital proportionnelle.

Trois points de vigilance : le risque émetteur (la banque émettrice), la lecture obligatoire du DIC et de la brochure commerciale, le cadre fiscal recommandé en assurance-vie pour bénéficier du PFU 30% après 8 ans. Le ticket d'entrée varie de 5 000 € à 10 000 € selon les contrats.

Quel placement selon votre profil d'investisseur

Profil prudent : capital garanti, rendement modéré

Le profil prudent privilégie la préservation du capital et un rendement réel légèrement positif. L'allocation type sur 500 000 € : 30% en livrets et fonds euros (épargne de précaution + sécurité), 25% en SCPI européennes, 15% en assurance-vie multisupport (UC modérées), 20% en compte à terme 2-5 ans, 10% en ETF obligataires ou monétaires.

L'horizon recommandé est de 3 à 8 ans. Le rendement net post-fiscalité visé : 2.5% à 3.5% par an. Ce profil concerne les retraités ou les actifs avec une aversion forte au risque, dont le capital travaillé est indispensable au train de vie ou à un projet identifié.

Profil équilibré : recherche de rendement maîtrisé

Le profil équilibré combine rendement et sécurité sur un horizon de 8 à 12 ans. L'allocation type sur 500 000 € : 15% en livrets et fonds euros, 25% en SCPI (avec possible démembrement sur 30% des parts pour les foyers exposés à l'IFI), 20% en assurance-vie multisupport (UC + structurés), 25% en ETF actions logés en PEA, 10% en produits structurés, 5% en private equity via fonds evergreen.

Le rendement net espéré : 4% à 6% par an. Ce profil correspond à la majorité des actifs de 35-55 ans disposant d'une capacité d'épargne régulière et d'autres revenus pour absorber la volatilité de la poche actions.

Profil dynamique : croissance et mégatrends

Le profil dynamique vise 6% à 8% annualisés sur un horizon supérieur à 10 ans, en acceptant une volatilité plus marquée. L'allocation type sur 500 000 € : 5% en liquidités (strictement défensives), 20% en assurance-vie multisupport avec part luxembourgeoise possible, 15% en SCPI européennes (dont démembrement), 25% en ETF actions thématiques (IA, transition, défense), 20% en produits structurés, 15% en private equity réparti sur 2 ou 3 millésimes.

Ce profil suppose une tolérance au risque assumée, un horizon long et un patrimoine déjà structuré (réserve de précaution constituée, fiscalité optimisée). La diversification entre 2 ou 3 thématiques non corrélées reste impérative pour absorber les rotations sectorielles.

Les mégatrends d'investissement à saisir en 2026

Intelligence artificielle et technologies productives

Les besoins d'infrastructure de calcul (compute) et la diffusion des modèles d'IA générative dans les processus productifs alimentent une demande structurelle pour les semi-conducteurs, l'équipement et les logiciels. Les leaders cotés sont concentrés aux États-Unis (NVIDIA, Microsoft, Alphabet) et en Europe (ASML, SAP).

L'exposition s'opère via ETF thématiques logés en assurance-vie ou CTO : L&G Artificial Intelligence, Amundi MSCI Robotics, iShares Automation & Robotics. Les TER se situent entre 0.35% et 0.55%. Deux risques structurels : valorisations tendues sur certaines mégacapitalisations, forte concentration géographique USA et sensibilité au cycle des taux.

Transition énergétique et infrastructures

L'électrification des usages, le réseau et le stockage représentent une vague d'investissement séculaire portée par les budgets publics et la décarbonation. Les ETF d'infrastructures cotées (iShares Global Infrastructure, Lyxor New Energy) délivrent un mix actions/concessions avec un rendement de dividende de 2% à 4%.

L'exposition complémentaire passe par des SCPI européennes spécialisées sur l'immobilier logistique et tertiaire énergétiquement performant. L'horizon recommandé est de 10 ans minimum pour absorber le cycle d'investissement et la sensibilité aux taux longs.

Souveraineté économique et défense

Les budgets de défense européens sont en hausse marquée depuis 2022. Les leaders cotés (Thales, Airbus Defense, Rheinmetall, Leonardo) bénéficient d'un cycle de commandes pluriannuel. La réindustrialisation et les ressources stratégiques (lithium, uranium, terres rares) complètent la thèse.

L'exposition s'opère via ETF dédiés (Future of Defence, VanEck Defense) ou actions individuelles. Limites structurantes : cyclicité et risque politique forts, sensibilité aux budgets publics, volatilité marquée. La poche thématique cumulée (IA + transition + défense) doit rester plafonnée à 20% à 30% de la part actions pour limiter le risque de concentration.

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Optimiser la fiscalité de vos placements en 2026

L'assurance-vie : enveloppe préservée par la hausse de CSG

L'assurance-vie conserve un PFU à 30% maintenu (PS à 17.2%) depuis la LFSS 2026, contre 31.4% pour les autres revenus du capital. Après 8 ans, l'abattement annuel atteint 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple sur les gains rachetés. Au-delà de 150 000 € de versements (tous contrats confondus), le PFU passe à 30% au lieu de 24.7%.

L'assurance-vie luxembourgeoise ajoute trois leviers : triangle de sécurité (actifs ségrégués hors bilan de l'assureur), super-privilège du souscripteur, accès à des fonds dédiés (FAS) et à des devises multiples. Le ticket d'entrée se situe au-dessus de 250 000 €. La fiscalité reste celle du pays de résidence : la valeur ajoutée porte sur la sécurité juridique et l'univers d'investissement élargi.

Le PER : déduction immédiate, fiscalité de sortie alourdie

Le PER demeure une enveloppe efficace pour les TMI élevées en activité. Les versements volontaires sont déductibles dans la limite annuelle de 38 448 € pour les salariés (10% de 8 PASS, PASS 2026 = 48 060 €) et jusqu'à 88 911 € pour les TNS. À TMI 41%, 10 000 € versés génèrent 4 100 € d'économie d'IR immédiate.

Trois points de vigilance : capital bloqué jusqu'à la retraite (hors cas de déblocage anticipé), fin de la déductibilité pour les versements après 70 ans depuis la LF 2026, produits du PER soumis au PFU 31.4% à la sortie. Contrairement à l'assurance-vie, le PER n'est pas exclu de la hausse de CSG 2026.

Le PEA : niche fiscale pour les actions européennes

Le PEA offre une exonération d'IR après 5 ans sur les gains réalisés, seuls les prélèvements sociaux restent dus (17.2% sur les gains acquis avant 2026, 18.6% ensuite). Le plafond est de 150 000 € par personne (225 000 € avec un PEA-PME). Le PEA cible exclusivement les actions et OPCVM européens, mais l'accès au S&P 500 et au MSCI World s'opère via ETF synthétiques éligibles.

Le Girardin industriel : niche pour TMI 41-45%

Le Girardin industriel délivre un avantage one-shot : une réduction d'impôt comprise entre 110% et 115% du montant investi, sur un horizon de 1 an. Le rendement net se situe entre 10% et 15%. Trois limites : plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € (avec retraitement spécifique Girardin), risque opérationnel matériel (panne du matériel outre-mer), pertinence réservée aux TMI 41-45% avec IR brut supérieur à 15 000 €.

Les erreurs à éviter avec vos placements en 2026

Six pièges récurrents érodent la performance d'une allocation patrimoniale :

  • Garder trop de cash sur les livrets : au-delà de 6 mois de charges, la perte de pouvoir d'achat est mécanique (Livret A à 1.5% contre inflation à 2.2% sur un an en avril 2026).
  • Confondre rendement brut et rendement net : une SCPI à 5% brut descend sous 2.5% net pour un foyer à TMI 41% après IR foncier et PS à 17.2%.
  • Concentrer son ETF sur les États-Unis uniquement : surexposition au S&P 500 et risque de change EUR/USD non couvert.
  • Ignorer la liquidité des SCPI et du private equity : 8 à 12 ans de blocage de facto, incompatible avec un besoin de trésorerie à 3 ans.
  • Souscrire un produit structuré sans lire le DIC : la cassure de barrière à l'échéance peut transformer un coupon attendu en perte en capital significative.
  • Investir uniquement pour la défiscalisation : un Girardin ou un FCPI mal sélectionné détruit plus de valeur qu'il n'économise d'impôt.

Comment arbitrer son épargne en 2026 : la stratégie d'allocation

L'ordre des opérations prime sur le choix isolé d'un produit. Une approche structurée se décline en cinq étapes :

  1. Recalibrer la poche de liquidités sur Livret A et LEP, à hauteur de 3 à 6 mois de charges. L'excédent doit basculer sans tarder vers un support mieux rémunéré, avant la prochaine révision du Livret A le 1er août 2026.
  2. Cristalliser un taux fixe via un CAT 2-5 ans sur la trésorerie de moyen terme, tant que les anticipations de baisse BCE se confirment. La fenêtre d'arbitrage se referme à mesure que les taux directeurs poursuivent leur descente.
  3. Dynamiser la poche assurance-vie via un mix fonds en euros boostés, unités de compte sélectionnées et produits structurés. La fiscalité post-8 ans et l'exclusion de la hausse CSG renforcent l'attractivité comparée du véhicule.
  4. Positionner les mégatrends via ETF thématiques en PEA et CTO, plafonnés à 20% à 30% de la poche actions pour limiter le risque de concentration sectorielle.
  5. Préparer la retraite via un PER calibré sur la TMI 30-45% ou capitaliser des revenus passifs via des SCPI européennes et leur démembrement.

L'arbitrage final dépend de la TMI, de l'horizon, de l'exposition à l'IFI et des objectifs de transmission. Un audit patrimonial préalable reste la première étape.

Questions fréquentes sur les meilleurs placements en 2026

Quel placement rapporte le plus sans risque en 2026 ?

Le placement le plus rémunérateur sans risque en 2026 dépend de l'éligibilité : le LEP à 2.5% pour les foyers sous plafond de revenus, sinon le fonds en euros nouvelle génération (cible 3.5% à 5% bruts conditionnés à 30-50% d'UC) ou le compte à terme 2-5 ans (2.40% à 2.90% brut, soit environ 1.65% à 1.99% net après PFU à 31.4%). Le LEP figure parmi les rendements réglementés les plus élevés en 2026.

Faut-il sortir du Livret A après la baisse à 1.5% en 2026 ?

Sortir du Livret A devient pertinent dès que l'épargne de précaution (3 à 6 mois de charges) est constituée. Le surplus laissé au-delà du strict besoin perd du pouvoir d'achat (Livret A 1.5% contre inflation 2.2% sur un an en avril 2026 selon l'INSEE). L'arbitrage logique : basculer l'excédent vers un fonds en euros nouvelle génération ou un CAT 2-5 ans selon l'horizon des besoins.

Quel est l'impact de la hausse de la CSG 2026 sur les placements ?

L'impact de la hausse de la CSG 2026 se traduit par un PFU à 31.4% (12.8% IR + 18.6% PS) sur les dividendes, intérêts, plus-values mobilières et produits du PER. Les PEL/CEL, l'assurance-vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières conservent un PFU à 30% (PS à 17.2%). L'assurance-vie devient comparativement plus attractive que le PER ou le compte-titres pour la fiscalité des produits financiers.

Quel placement choisir pour préparer sa retraite en 2026 ?

Préparer sa retraite en 2026 combine deux véhicules : le PER pour la déduction immédiate à TMI 30-45% (versement de 10 000 € = économie de 3 000 à 4 500 € d'IR), et l'assurance-vie multisupport pour la souplesse et la fiscalité post-8 ans. Pour les revenus passifs futurs, les SCPI logées en assurance-vie ajoutent un flux locatif récurrent avec une fiscalité allégée par l'enveloppe.

Les produits structurés sont-ils risqués en 2026 ?

Les produits structurés en 2026 portent un risque conditionnel (barrière de protection à −40% à −50% à l'échéance) et un risque émetteur (la banque structurant le produit). Le coupon cible 7% à 9% annuels n'est pas garanti : il dépend du respect des conditions définies dans le DIC. La souscription dans le cadre d'une assurance-vie permet de bénéficier du PFU à 30% après 8 ans et nécessite un accompagnement spécialisé pour la sélection.

Faut-il investir dans les mégatrends en 2026 ?

Investir dans les mégatrends en 2026 (intelligence artificielle, transition énergétique, défense) se justifie pour la poche dynamique d'un portefeuille sur un horizon de 10 ans minimum, via des ETF thématiques diversifiés. La poche cumulée doit rester plafonnée à 20% à 30% de la part actions pour limiter le risque de concentration sectorielle et la sensibilité aux rotations de marché.

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