La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026 relève la CSG de 9.2% à 10.6% sur les revenus de placements financiers. Conséquence directe : les prélèvements sociaux applicables au PEA passent de 17.2% à 18.6% depuis le 1er janvier 2026, soit une hausse de +1.4 point. Le nouveau taux s'applique à l'intégralité des gains au moment du retrait, y compris les plus-values accumulées avant 2026. Quels montants sont réellement en jeu, quels placements restent épargnés et comment adapter sa stratégie de retrait ?
Ce qui change pour le PEA au 1er janvier 2026
Le PEA conserve son exonération d'impôt sur le revenu après cinq ans de détention. Seuls les prélèvements sociaux restent dus lors des retraits. C'est précisément cette composante qui augmente.
Avant 2026 : le taux de prélèvements sociaux était de 17.2%, stable depuis 2018. Depuis le 1er janvier 2026 : tout retrait effectué sur un PEA de plus de cinq ans est soumis à un taux de 18.6%.
Point de vigilance : le taux retenu est celui en vigueur au moment du retrait, pas celui de l'année de réalisation du gain. Des plus-values générées en 2021 ou 2023 seront taxées à 18.6% si le retrait intervient en 2026 ou après.
Pour un PEA de moins de cinq ans, la flat tax totale passe à 31.4% (18.6% PS + 12.8% IR). Un retrait anticipé entraîne en outre la clôture définitive du plan.
Combien coûte la hausse des prélèvements sociaux sur un PEA
L'impact dépend du montant des plus-values réalisées. Le surcoût représente mécaniquement +8.1% de prélèvements sociaux additionnels, quel que soit le niveau de gains.
Sur un PEA ayant généré 150 000 € de plus-values, le surcoût atteint 2 100 €. Pour 50 000 € de gains, la charge supplémentaire s'élève à 700 €. Le montant est indépendant de la composition du portefeuille : seule la plus-value réalisée au moment du retrait compte.
Quels placements sont concernés et lesquels sont épargnés
La LFSS 2026 crée une fiscalité du capital à plusieurs vitesses. Tous les placements ne sont pas logés à la même enseigne.
L'assurance vie conserve un taux de 17.2%, créant une asymétrie de 1.4 point avec le PEA. Le PEA reste cependant exonéré d'IR après cinq ans, un avantage que l'assurance vie ne procure qu'après huit ans et dans la limite d'un abattement de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple). Sur un compte-titres, le PFU atteint 31.4% (12.8% IR + 18.6% PS). Le PEA reste l'une des enveloppes les plus compétitives pour l'investissement en actions.
Adapter sa stratégie de retrait face à la hausse
Différer les retraits reste la première piste. Les prélèvements sociaux ne s'appliquent qu'à la sortie. Tant que le capital reste investi, aucune taxation n'est déclenchée et la performance du portefeuille peut compenser partiellement le surcoût.
Privilégier les retraits partiels constitue le second levier. Après cinq ans de détention, retirer une fraction des gains sans clôturer le plan permet d'étaler la charge fiscale dans le temps, tout en conservant le reste du capital investi au sein du PEA, où il continue de fructifier en totale franchise d'impôt sur le revenu.
Enfin, raisonner en allocation globale : la charge nette sur un PEA (18.6% de PS, 0% d'IR) reste inférieure à celle d'un compte-titres (31.4% de PFU). L'arbitrage entre enveloppes dépend du profil patrimonial et de l'horizon de placement.
L'essentiel à retenir
Les prélèvements sociaux sur le PEA passent de 17.2% à 18.6% (LFSS 2026). Le taux s'applique à tous les gains au moment du retrait, y compris ceux réalisés avant 2026. Le surcoût atteint 2 100 € pour 150 000 € de plus-values. L'assurance vie reste à 17.2%, mais le PEA demeure plus avantageux qu'un compte-titres (31.4% de PFU) et conserve son statut d'enveloppe privilégiée pour les actions.
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FAQ
Les prélèvements sociaux à 18.6% s'appliquent-ils aux gains du PEA réalisés avant 2026 ?
Les prélèvements sociaux à 18.6% s'appliquent à l'ensemble des gains présents dans le PEA au moment du retrait, quelle que soit leur année de réalisation. Le taux retenu est celui en vigueur à la date du retrait, et non celui de l'année où le gain a été constitué.
L'assurance vie est-elle concernée par la hausse de la CSG en 2026 ?
L'assurance vie n'est pas concernée par la hausse de la CSG en 2026. Les prélèvements sociaux restent fixés à 17.2% (dont CSG à 9.2%). Cette exclusion crée un écart de 1.4 point avec le PEA.
Faut-il retirer son argent du PEA pour éviter une nouvelle hausse ?
Retirer son argent du PEA pour anticiper une hypothétique hausse future revient à cristalliser la taxation immédiatement au taux actuel de 18.6%. Tant que le capital reste dans le PEA, aucun prélèvement n'est dû. La décision de retrait dépend de l'horizon de placement et des besoins de liquidité, pas d'une anticipation fiscale. Après cinq ans, les retraits partiels permettent d'ajuster sans clôturer le plan.
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