Partir à la retraite avant 64 ans : les 4 dispositifs qui le permettent en 2026

Pierre Barbe
Pierre Barbe
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2026
7 min
un couple de retraité profite de la vue

64 ans. C'est l'âge légal de départ à la retraite fixé par la loi du 14 avril 2023 pour les générations nées à partir de 1968. Pour beaucoup d'actifs, partir à la retraite avant 64 ans semble une exception réservée à quelques cas particuliers. En réalité, quatre dispositifs légaux distincts permettent de partir à 58, 60 ou 62 ans, parfois sans aucune décote sur la pension.

Ces dispositifs ne s'improvisent pas. Les droits se construisent sur des années de cotisation, les erreurs sur les relevés de carrière sont fréquentes, et les procédures administratives prennent 4 à 18 mois selon les cas. Préparer sa retraite 7 à 10 ans avant la date visée n'est pas une précaution excessive : c'est souvent la seule façon d'avoir le temps de corriger les anomalies et d'activer les bons leviers.

La carrière longue : le dispositif le plus accessible

La retraite anticipée pour carrière longue est la voie la plus fréquemment activée pour les actifs nés dans les années 1960-1975. Elle repose sur un principe simple : avoir commencé à travailler tôt et avoir cotisé un nombre suffisant de trimestres.

Qui est concerné : les conditions d'âge de début de carrière

L'âge minimum de départ anticipé dépend directement de l'âge auquel l'activité professionnelle a débuté. La réforme de 2023 a maintenu ces seuils, qui restent en vigueur en 2026 :

Âge de début d'activité Âge minimum de départ anticipé Trimestres requis avant ce seuil
Avant 16 ans 58 ans 5 trimestres
Avant 18 ans 60 ans 5 trimestres
Avant 20 ans 62 ans 4 trimestres
Avant 21 ans 63 ans 4 trimestres

La condition de trimestres s'applique avant le seuil d'âge lui-même, et non avant 20 ou 21 ans en général. Un salarié qui a commencé à travailler à 17 ans mais n'avait pas encore validé ses 5 trimestres avant ses 18 ans ne satisfait pas la condition, même si ces trimestres étaient tous validés à 19 ans. Cette précision écarte beaucoup de candidats au dispositif qui se croient éligibles sur la base d'un simple calcul d'âge.

Le nombre de trimestres requis selon la génération

Au-delà de la condition d'entrée, le dispositif exige d'avoir cotisé un nombre suffisant de trimestres au total. La réforme de 2023 a relevé progressivement la durée d'assurance requise : 168 trimestres pour les générations proches de la retraite, jusqu'à 172 trimestres pour les générations 1965 et suivantes.

Pour la carrière longue, la durée requise est celle des trimestres cotisés (et non simplement validés), ce qui est plus exigeant que la condition standard du taux plein. Cette distinction entre types de trimestres est souvent source d'erreur dans les simulations informelles, développée dans la section suivante.

Les professions libérales et les travailleurs non salariés (TNS) accèdent également au dispositif carrière longue, via leur caisse de rattachement (CNAVPL pour les libéraux, MSA pour les agriculteurs). Les conditions de durée sont alignées sur le régime général, mais la retraite des libéraux présente des spécificités propres à chaque caisse, notamment en matière de validation des trimestres cotisés pour les années d'installation.

Trimestres réputés cotisés vs trimestres assimilés : la distinction qui change tout

C'est une distinction rarement détaillée, y compris dans les guides officiels. L'ignorer peut conduire à croire, à tort, que l'on remplit les conditions d'éligibilité.

Les trimestres réputés cotisés sont des périodes que l'Assurance retraite assimile à des cotisations effectives : chômage indemnisé (dans certaines limites), arrêts maladie indemnisés, maternité, invalidité. Ils comptent dans la durée requise pour la carrière longue.

Les trimestres assimilés, en revanche, sont des trimestres validés mais non réputés cotisés : chômage non indemnisé, congés de présence parentale non rémunérés, certaines périodes de service national. Ils peuvent faire progresser vers le taux plein général, mais ne sont pas pris en compte pour la carrière longue spécifiquement.

Conséquence pratique : deux actifs avec le même nombre de trimestres « validés » sur leur relevé peuvent avoir des droits très différents au regard du dispositif carrière longue. Seule la lecture ligne par ligne du relevé de carrière, en distinguant chaque type de trimestre, permet de statuer avec certitude.

Vérifier son relevé de carrière avant 60 ans

Les erreurs sur les relevés de l'Assurance retraite sont fréquentes : trimestres manquants, périodes mal attribuées, cotisations non déclarées par un ancien employeur. Les corrections prennent 6 à 24 mois et certaines nécessitent de retrouver des bulletins de paie vieux de 30 ou 40 ans.

La démarche à suivre :

  • Télécharger son relevé sur info-retraite.fr (ou ENSAP pour les fonctionnaires) à partir de 55 ans et non à 62 ans
  • Vérifier chaque ligne, année par année
  • En cas d'anomalie, contacter sa CARSAT avec les justificatifs originaux

Le délai de traitement d'un dossier de retraite anticipée est de 4 à 5 mois une fois complet, à additionner aux corrections de carrière éventuelles.

Le C2P : accumuler des trimestres grâce aux facteurs de pénibilité

Le compte professionnel de prévention (C2P) permet aux salariés exposés à certains facteurs de risque d'accumuler des points convertibles en trimestres de retraite anticipée, entre autres usages. C'est l'un des dispositifs les plus opaques en pratique : non parce que les règles sont complexes, mais parce que leur application dépend de déclarations employeur que les salariés ne vérifient presque jamais.

Quels facteurs de pénibilité ouvrent des droits

Depuis la réforme de 2018, le C2P est limité à 6 facteurs de risque :

  • Travail de nuit : au moins 120 nuits par an
  • Travail en équipes alternantes : au moins 50 nuits par an
  • Travail répétitif : cadence imposée par une machine ou une contrainte de rythme, cycles inférieurs à 1 minute
  • Activités hyperbares : interventions en milieu sous pression (plongeurs, tunneliers)
  • Températures extrêmes : exposition à 30 °C ou plus, ou à 5 °C ou moins, au-delà des seuils réglementaires
  • Bruit : exposition à 81 dB(A) pendant au moins 600 heures par an

Les 4 facteurs lourds supprimés du C2P en 2018 (manutention manuelle de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, agents chimiques dangereux) relèvent désormais de dispositifs distincts, notamment de la reconnaissance d'incapacité permanente ou du régime amiante. Ils ne génèrent pas de points C2P mais peuvent ouvrir droit à d'autres voies de départ anticipé.

Comment les points se convertissent en trimestres de retraite

Les points C2P s'accumulent chaque année selon l'intensité de l'exposition. Ils peuvent être affectés à trois usages distincts : financer une formation professionnelle, financer un passage à temps partiel ou obtenir des trimestres de retraite anticipée.

Pour la retraite, la règle de conversion est simple : 10 points = 1 trimestre de retraite anticipée. Le plafond total sur l'ensemble de la carrière est de 100 points, ce qui correspond à 10 trimestres au maximum, soit 2 ans et demi de départ avancé par rapport à la date légale.

Pour une retraite avancée d'un an (4 trimestres), il faut avoir affecté 40 points à cet usage. Attention : l'affectation à la retraite anticipée est irrévocable. Les points utilisés ne peuvent être réorientés vers la formation ou le temps partiel. Il est donc utile de vérifier que cet usage est le plus pertinent avant de l'activer, en tenant compte des autres dispositifs potentiellement applicables.

Vérifier que son employeur a bien déclaré les expositions

C'est la principale source de perte de droits silencieuse. Le C2P est alimenté exclusivement par les déclarations de l'employeur dans la déclaration sociale nominative (DSN). Si un employeur oublie de déclarer une exposition, en sous-estime la durée ou en ignore les seuils, le salarié accumule moins de points sans le savoir.

La vérification s'effectue sur mon-compte-formation.gouv.fr, dans l'espace dédié au compte professionnel de prévention. En cas d'erreur ou d'absence de déclaration, il est possible de saisir l'inspection du travail ou sa CARSAT. La prescription est de 3 ans à compter de la période d'exposition concernée : au-delà, les droits sont définitivement perdus.

Pour les fonctionnaires, le C2P ne s'applique pas : les emplois classés en catégories actives (police, pompiers, milieu hospitalier) permettent un départ anticipé avec des conditions allégées, selon les règles propres au Code des pensions civiles et militaires.

Inaptitude et invalidité : partir à 62 ans au taux plein

Ces deux dispositifs sont souvent perçus comme des situations d'exception. En réalité, ce sont des droits ouverts par la loi, accessibles à toute personne remplissant les conditions définies par le Code de la Sécurité sociale. Les anticiper avant que la situation s'impose est la façon la plus sûre d'en bénéficier dans de bonnes conditions.

La retraite pour inaptitude : conditions et calcul de la pension

La retraite pour inaptitude au travail constitue l'exception majeure au principe de décote : elle permet de partir à 62 ans au taux plein, même sans avoir atteint la durée d'assurance requise par la réforme de 2023. C'est un droit reconnu, non une mesure dérogatoire d'exception.

La condition centrale est d'être reconnu inapte par le médecin-conseil de l'Assurance maladie, avant la date de départ. Cette reconnaissance peut s'appuyer sur un état de santé préexistant, une maladie chronique, des séquelles d'accident : elle n'est pas réservée aux accidents du travail.

Un point de confusion fréquent : l'inaptitude reconnue par le médecin du travail dans le cadre de la relation employeur/salarié est distincte de la reconnaissance par le médecin-conseil. Ces deux rôles sont séparés, et seul le second ouvre droit à la retraite anticipée. La pension est calculée au taux plein, soit 50% du salaire annuel moyen des 25 meilleures années pour le régime général, quelle que soit la durée effective de cotisation.

La retraite pour invalidité

Les personnes titulaires d'une pension d'invalidité de 2e ou 3e catégorie voient leur pension se convertir automatiquement en retraite à l'âge légal de leur génération, au taux plein, sans démarche spécifique. Lorsque l'invalidité a été reconnue avant 60 ans, une transformation anticipée peut être envisagée selon le régime de rattachement.

Pour les fonctionnaires, la retraite pour invalidité peut intervenir sans condition d'âge si l'invalidité est définitive et imputable au service. Le Code des pensions civiles et militaires prévoit des modalités propres qui s'écartent significativement du régime général.

Les délais administratifs à anticiper

La reconnaissance d'inaptitude ou d'invalidité est un processus médico-administratif qui prend, dans la plupart des cas, entre 6 et 12 mois. À ce délai s'ajoute celui de l'instruction du dossier retraite : 4 à 5 mois supplémentaires une fois le dossier complet.

Les étapes à enchaîner sont les suivantes :

  • Demande de reconnaissance d'inaptitude auprès du médecin-conseil (formulaire S4149)
  • Instruction du dossier par la CPAM
  • Notification de la décision et transmission à la caisse de retraite
  • Instruction de la demande de retraite anticipée par la caisse

Pour un départ à 62 ans, entamer les démarches dès 60 ans est une règle de prudence élémentaire. Le délai total cumulé (reconnaissance d'inaptitude + instruction retraite) peut atteindre 18 mois dans les dossiers complexes, ce qui laisse peu de marge pour des imprévus administratifs.

La retraite progressive : réduire avant d'arrêter

La retraite progressive est le dispositif le plus sous-utilisé des quatre. La raison est pratique : il implique l'accord de l'employeur, ce qui le rend moins automatique que les autres voies. Pourtant, pour les profils qui ne souhaitent pas un arrêt brutal de l'activité, c'est souvent la solution la mieux adaptée.

Conditions d'accès et fonctionnement

La retraite progressive permet de percevoir une fraction de sa pension de retraite tout en continuant à exercer une activité à temps partiel. Depuis le 1er septembre 2025 (décret n°2025-681 du 15 juillet 2025), les conditions d'accès sont : avoir atteint 60 ans et avoir validé 150 trimestres au minimum.

La quotité de travail doit être comprise entre 40 et 80% d'un temps complet. La fraction de pension perçue correspond au complément : un actif qui travaille à 60% de son temps reçoit 40% de sa pension calculée à la date d'entrée en retraite progressive. Ce calcul est actualisé à chaque modification de la quotité de travail.

Le dispositif est réversible à tout moment : il est possible de revenir à temps plein, d'ajuster la quotité ou de demander la liquidation totale de la pension. Cette flexibilité en fait un outil de transition, et non un engagement définitif.

L'accord de l'employeur : une condition souvent sous-estimée

Contrairement aux dispositifs précédents, la retraite progressive ne peut pas être activée unilatéralement : l'employeur doit accepter le passage à temps partiel. C'est la contrainte principale du dispositif en pratique.

L'employeur ne peut pas refuser sans motif légitime lié aux nécessités du service ou de l'activité, mais il peut proposer une quotité différente de celle demandée. La négociation prend en général 6 à 12 mois et doit être anticipée bien en amont de la date visée.

En cas de blocage, le compte épargne temps (CET) constitue une alternative partielle : il permet de réduire progressivement le temps de travail en consommant des jours accumulés, sans que l'employeur puisse s'opposer à leur utilisation. Cette option ne déclenche pas la perception d'une fraction de retraite, mais elle ménage une transition progressive vers la cessation d'activité.

Continuer à cotiser pour améliorer sa pension finale

L'avantage souvent ignoré de la retraite progressive tient à la poursuite des cotisations pendant la période à temps partiel. Un actif qui entre en retraite progressive à 60 ans à 60% et liquide totalement à 65 ans bénéficiera d'une pension supérieure à une liquidation totale à 60 ans. Les trimestres supplémentaires acquis jouent systématiquement en faveur d'un départ différé.

Pour les indépendants et les TNS, l'accès est possible mais soumis à des conditions spécifiques à chaque caisse : la définition du « temps partiel » pour un non-salarié est moins normée, ce qui nécessite une vérification préalable.

Le PER comme pont financier avant 64 ans

Quand la date visée est antérieure à celle que les dispositifs permettent, ou qu'aucun ne s'applique, une stratégie patrimoniale spécifique peut financer la période de transition.

Le PER peut être débloqué dès la cessation d'activité

Le plan épargne retraite (PER) est souvent assimilé à un produit débloquable à l'âge légal. C'est une simplification inexacte : le PER peut être débloqué dès la cessation définitive d'activité professionnelle, quelle que soit la date. Un salarié qui cesse son activité à 60 ans peut liquider son PER à 60 ans, pas à 64 ans. La condition n'est pas l'âge légal, mais l'arrêt effectif de l'activité (possibilité prévue par la loi PACTE de 2019, largement ignorée des épargnants).

En 2026, le plafond de déduction des versements volontaires est de 38 448 € pour les salariés (10% de 8 PASS, PASS 2026 = 48 060 €) et jusqu'à 88 911 € pour les TNS. Ces plafonds sont reportables sur 5 ans depuis la loi de finances 2026.

Pourquoi la fiscalité est avantageuse dans la période de transition

La fenêtre entre la cessation d'activité et la liquidation effective de la retraite est, dans la plupart des cas, la période de revenus la plus basse de la vie active. C'est précisément à ce moment que la sortie en capital du PER est la moins coûteuse fiscalement.

Les sommes retirées (pour la part issue de versements ayant bénéficié de la déduction) s'intègrent dans le revenu imposable de l'année. Avec des revenus proches de zéro, la tranche marginale applicable est de 0 à 11%, contre 30 à 41% lorsque le PER est liquidé une fois la pension de retraite en cours. Sur un capital de 200 000 €, l'économie fiscale peut dépasser 40 000 € selon le profil du foyer.

Un différentiel à intégrer depuis 2026 : les produits du PER (intérêts et plus-values générés par le contrat) sont soumis aux prélèvements sociaux à 18.6%, contre 17.2% pour l'assurance-vie, qui reste exclue de la hausse de CSG. Cet écart de 1.4 point est à prendre en compte dans l'arbitrage entre les deux enveloppes sur les patrimoines importants. Pour les dirigeants et TNS dont les tranches marginales actives dépassent 41%, l'avantage de la transition à revenus faibles est encore plus significatif.

Exemple de stratégie : financer 4 ans de transition

Profil type : cadre de 56 ans, sans dispositif anticipé applicable, souhaitant cesser son activité à 60 ans et attendre 64 ans pour liquider au taux plein. Capital PER accumulé à 60 ans : 200 000 €. La stratégie consiste à débloquer 50 000 € par an pendant 4 ans.

Avec une base imposable limitée aux seuls retraits PER (et peu d'autres revenus), l'imposition effective reste entre 10 et 20%, contre 30 à 41% avec une pension complète. Ce scénario est illustratif : les variables (proportion capital/produits, autres revenus) nécessitent une simulation individualisée, le type d'arbitrage inaccessible sur un comparateur en ligne.

Ce qu'il faut retenir

  • Vérifier son relevé de carrière avant 55 ans est la première action concrète pour qui envisage la carrière longue. Les erreurs sont courantes, les corrections prennent jusqu'à 2 ans : attendre 62 ans pour s'en apercevoir condamne toute possibilité d'anticipation.
  • La distinction entre trimestres réputés cotisés et trimestres assimilés est l'angle mort le plus fréquent dans les simulations informelles. Un relevé qui semble suffisant peut ne pas satisfaire les conditions de la carrière longue une fois ce filtre appliqué.
  • Inaptitude et retraite progressive sont structurellement sous-utilisées. Ce sont des droits, pas des situations d'exception, et les délais administratifs (6 à 18 mois cumulés) commandent de les anticiper à froid, pas sous la contrainte.
  • Le C2P génère des droits silencieux : beaucoup de salariés exposés à la pénibilité n'ont jamais vérifié que leur employeur avait bien déclaré leurs expositions. Vérifier son solde sur mon-compte-formation.gouv.fr prend quelques minutes ; la prescription de 3 ans pour rectification ne pardonne pas.
  • Le PER n'est pas un produit à débloquer à 64 ans : il peut financer une période de transition dès la cessation d'activité, avec une fiscalité d'autant plus avantageuse que les revenus de la période sont faibles.

Questions fréquentes sur la retraite avant l'âge légal

À quel âge minimum peut-on partir en retraite anticipée pour carrière longue ?

L'âge minimum de départ en retraite anticipée pour carrière longue dépend de l'âge auquel l'activité a commencé : 58 ans si avant 16 ans, 60 ans si avant 18 ans, 62 ans si avant 20 ans, 63 ans si avant 21 ans. Il faut également avoir validé 4 à 5 trimestres avant ce seuil et atteindre la durée totale de cotisation requise (168 à 172 trimestres selon la génération).

La retraite anticipée réduit-elle le montant de la pension ?

La retraite anticipée via un dispositif légal ne réduit pas le montant de la pension : carrière longue, inaptitude et C2P permettent d'obtenir la pension au taux plein, sans décote. La décote s'applique uniquement aux départs hors dispositif, pour les personnes qui liquideraient sans remplir les conditions d'aucun des dispositifs légaux.

Peut-on bénéficier de ces dispositifs quand on est indépendant ou profession libérale ?

La carrière longue est accessible aux professions libérales et aux TNS via leur caisse (CNAVPL, MSA), avec des conditions alignées sur le régime général. Le C2P est réservé aux salariés. La retraite progressive est accessible aux TNS mais soumise à des conditions variables selon la caisse, notamment sur la définition du temps partiel.

Comment vérifier que son employeur a bien déclaré les expositions au titre du C2P ?

La vérification s'effectue sur mon-compte-formation.gouv.fr, espace C2P. En cas d'absence de déclaration, un recours est possible auprès de l'inspection du travail ou de la CARSAT. La prescription pour rectification est de 3 ans à compter de la période concernée : au-delà, les droits sont définitivement perdus.

Peut-on débloquer son PER avant l'âge légal de la retraite ?

Oui : le plan épargne retraite peut être débloqué dès la cessation définitive d'activité professionnelle, sans condition d'âge minimale. Un épargnant qui cesse son activité à 60 ans peut liquider son PER dès cette date, même si l'âge légal est à 64 ans. Cette possibilité, prévue par la loi PACTE de 2019, reste méconnue de la plupart des épargnants.

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