Des taux en ordre dispersé selon les durées
Les grilles d'avril 2026 révèlent un paysage contrasté. Sur 20 ans, les taux moyens s'établissent entre 3.26% et 3.41% selon les profils. Les meilleurs dossiers décrochent encore 3.30%, quand les profils modestes se voient proposer 3.50%.
Sur 25 ans, les taux oscillent entre 3.38% et 3.52%. Un ménage disposant de 2 500 € nets mensuels perd environ 2 200 € de capacité d'emprunt par rapport à mars. Les durées courtes résistent mieux : 3.00% sur 10 ans, entre 2.85% et 3.33% sur 15 ans.
Pourquoi cette tension sur les taux ?
L'OAT 10 ans, passée de 3.2% à 3.8% en un mois, explique l'essentiel de la hausse. Les obligations d'État servent de référence aux banques pour fixer leurs barèmes.
Les tensions géopolitiques alimentent cette remontée obligataire. Pour autant, les banques absorbent une partie du choc et résistent à franchir 3.50% sur 20 ans. Le taux d'usure à 5.19% écarte tout risque de blocage.
Impact concret sur les mensualités
Pour 200 000 € sur 20 ans à 3.26%, la mensualité s'établit à 1 195 € (coût total : 86 897 €). Sur 300 000 €, elle grimpe à 1 793 €. Un ménage percevant 4 300 € mensuels peut emprunter au maximum 250 000 € en respectant le plafond de 35%.
Emprunter maintenant ou attendre ?
Les simulations de prêt ont augmenté de 21% en un an : le marché n'est pas paralysé. Mais attendre une baisse franche n'a rien d'évident — l'OAT 10 ans reste au-dessus de 3.70%.
Le contexte reste favorable à la négociation : l'écart entre taux moyen et meilleur taux atteint 26 points de base sur 20 ans. Les emprunteurs présentant un apport supérieur à 20% sont en position de force.
Investissement locatif : LMNP et SCPI à crédit sous contrainte
La remontée complique l'effet de levier. En LMNP, la réintégration des amortissements dans la plus-value (effective depuis janvier 2025) impose un rendement brut supérieur à 5.5% pour dégager un cash flow positif à 3.40%.
Pour les SCPI à crédit, le différentiel se resserre : distribution moyenne autour de 4.70% contre un coût d'emprunt à 3.30% ou plus. L'opération reste pertinente à long terme, mais la rentabilité immédiate s'amenuise.
Renégociation : un créneau qui se referme
Seuls les emprunteurs ayant souscrit entre mi-2023 et fin 2024 (taux entre 4% et 4.50%) peuvent espérer un gain de 80 à 120 points de base justifiant frais de dossier et indemnités de remboursement anticipé. Pour les prêts contractés avant 2022 à moins de 2%, la question ne se pose pas.
Ce qu'il faut retenir
- La hausse reflète la tension obligataire (OAT 10 ans à 3.80%), pas un dérapage du marché. Les banques contiennent la hausse pour préserver leur production.
- Aucun signal ne plaide pour une détente rapide. Les projets mûrs gagnent à être concrétisés avec des conditions négociées.
- L'investissement locatif à crédit exige une sélectivité accrue : taux élevés et fiscalité durcie (amortissements LMNP réintégrés, exonération des plus-values ramenée à 17 ans) imposent des rendements bruts supérieurs à 5.5%.
Questions fréquentes sur les taux de crédit immobilier en avril 2026
Quels sont les taux de crédit immobilier en avril 2026 ?
Taux moyens : 3.00% sur 10 ans, 3.07% à 3.30% sur 15 ans, 3.26% à 3.41% sur 20 ans, 3.38% à 3.52% sur 25 ans. Les meilleurs profils obtiennent des décotes de 20 à 30 points de base.
Les taux vont-ils continuer à monter ?
La trajectoire dépend de l'OAT 10 ans, au-dessus de 3.70%. Tant que les tensions géopolitiques persistent, une baisse significative reste improbable.
Est-il intéressant de renégocier son prêt en avril 2026 ?
Uniquement pour les emprunteurs ayant souscrit entre mi-2023 et fin 2024 à des taux supérieurs à 4%. L'écart minimal pour justifier l'opération est d'environ 0.80 point.
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