Waiver
Le waiver est la renonciation d'une banque à sanctionner le non-respect d'un covenant. Fonctionnement, contreparties et exemple chiffré de négociation.
Le waiver est la renonciation d'une banque à sanctionner le non-respect d'un covenant. Fonctionnement, contreparties et exemple chiffré de négociation.

Un waiver est une renonciation temporaire du prêteur à exercer un droit prévu au contrat de prêt, le plus souvent après le non-respect d'un covenant. Sans cet accord, le manquement constituerait un cas de défaut et autoriserait la banque à exiger le remboursement anticipé. Le terme anglais est d'usage courant dans les financements d'entreprises, d'acquisitions et d'immobilier professionnel.
Les crédits professionnels importants comportent des covenants : engagements de l'emprunteur à respecter des ratios financiers ou des obligations de faire. Lorsqu'un covenant n'est pas tenu, le contrat ouvre au prêteur plusieurs options, dont l'exigibilité anticipée du prêt. Le waiver formalise la décision de ne pas exercer ce droit. Il peut être demandé :
Le waiver est rarement gratuit. En contrepartie, la banque peut exiger une commission, une hausse de la marge, des garanties supplémentaires ou un remboursement partiel. Elle peut aussi limiter les distributions pendant une période donnée.
Il se distingue de l'avenant (amendment), qui modifie durablement le contrat, par exemple en relevant le seuil d'un ratio. Il se distingue aussi du reset, qui réécrit l'ensemble des covenants. Enfin, dans l'assurance anglo-saxonne, le waiver of premium désigne une tout autre notion : l'exonération des primes en cas d'invalidité de l'assuré.
Une société holding a emprunté 4 000 000 € pour racheter une PME, dans le cadre d'un LBO. Le contrat impose un ratio d'endettement, dette nette rapportée à l'excédent brut d'exploitation (EBE), inférieur ou égal à 3.5, testé chaque année.
Le dirigeant présente aux prêteurs un plan de redressement avant la date de test. En échange du waiver, la banque obtient une commission de 0.25% sur 3 600 000 € restant dus, soit 9 000 €, et le gel des dividendes pendant un an. Le prêt suit son cours. Le ratio sera testé de nouveau l'année suivante.
Non. Le waiver relève de la négociation. Le prêteur l'accorde s'il juge le manquement temporaire et la situation redressable. À défaut, il peut prononcer l'exigibilité anticipée ou renégocier le financement.
En pratique, oui. Une lettre de waiver signée précise le covenant concerné, la période couverte et les contreparties. Une simple tolérance orale expose l'emprunteur à une remise en cause ultérieure.
Surtout les crédits d'acquisition, les financements de holdings et les crédits professionnels importants. S'y ajoutent certains financements immobiliers assortis d'un ratio loan to value (LTV) ou d'un DSCR. Les crédits immobiliers aux particuliers en comportent rarement.
Auguste Patrimoine vous accompagne de la première à la dernière étape, de l’ébauche de votre projet à sa finalisation.
Être rappelé par un expertBilan Patrimonial gratuit
Un conseiller spécialisé vous contactera
dans les meilleurs délais afin d’échanger.
.webp)

Nous sommes notés 4.8/5 avec 73 avis Google.
Nous structurons sur mesure nos solutions afin de répondre à votre situation.
Nos équipes peuvent adresser toutes vos problématiques, des plus classiques au plus complexes.
Indépendantes des groupes bancaires, nos recommandations sont effectuées en architecture ouverte et permettent de vous proposer les meilleures solutions.
Délai de réponse inférieur à 24h.