Open banking
L'open banking permet de partager ses données bancaires avec un tiers agréé, grâce à la DSP2. Fonctionnement, acteurs, sécurité et limites du dispositif.
L'open banking permet de partager ses données bancaires avec un tiers agréé, grâce à la DSP2. Fonctionnement, acteurs, sécurité et limites du dispositif.

L'open banking, ou banque ouverte, désigne le partage sécurisé des données d'un compte de paiement avec un prestataire tiers, à la demande de son titulaire. Ce modèle repose sur la deuxième directive sur les services de paiement (DSP2), qui oblige les banques à ouvrir l'accès aux comptes. Concrètement, il permet de consulter plusieurs comptes depuis une seule application, ou d'initier un virement sans passer par l'interface de sa banque.
La directive (UE) 2015/2366 a été transposée en droit français par une ordonnance du 9 août 2017, entrée en vigueur le 13 janvier 2018. Elle crée deux services de paiement ouverts à des acteurs non bancaires :
Ces prestataires doivent être agréés ou enregistrés auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). L'accès passe par des interfaces de programmation (API) fournies par la banque. Il suppose le consentement explicite du client et une authentification forte. Ainsi, le client n'a plus à confier ses identifiants bancaires à un tiers.
Le périmètre reste toutefois limité aux comptes de paiement, comme le compte courant. En revanche, l'assurance vie, les comptes-titres ou l'épargne retraite n'entrent pas dans le champ de la DSP2. Leur partage relève de l'open finance, notion plus large qui étend la logique à l'ensemble des données financières. Enfin, l'open banking ne se confond pas avec la néobanque, qui tient elle-même les comptes de ses clients.
Un ménage détient un compte courant dans une banque de réseau, un compte joint dans une banque en ligne et un compte professionnel dans un troisième établissement de crédit. Sans open banking, la vision consolidée de sa trésorerie suppose trois connexions et une saisie manuelle. Avec un agrégateur agréé, le parcours se déroule en trois temps :
Par exemple, des soldes de 8 500 €, 23 000 € et 41 000 € apparaissent en un total de 72 500 € de liquidités. Cette vision consolidée sert de point de départ à un bilan patrimonial : elle mesure l'épargne de précaution et révèle la trésorerie excédentaire. Cependant, les placements situés hors des comptes de paiement doivent encore être ajoutés à part.
Le dispositif repose sur des prestataires agréés par l'ACPR, sur une authentification forte et sur des API sécurisées. Le client ne communique pas ses identifiants au tiers. Il peut en outre retirer son consentement à tout moment.
En principe, non. La DSP2 oblige la banque à donner accès aux prestataires autorisés dès lors que le client y a consenti. Un refus n'est admis que pour un motif objectif, lié à un accès non autorisé ou frauduleux.
Non. La DSP2 vise uniquement les comptes de paiement. Les contrats d'assurance vie et les comptes-titres en sont exclus. Certains agrégateurs les affichent néanmoins, selon des modalités propres à chaque prestataire, hors du cadre de la directive.
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